Les joueuses des Girondins de Bordeaux, lors de leur match nul (0-0) face à Yzeure, le 21 février 2016 à Blanquefort
Les joueuses des Girondins de Bordeaux, lors de leur match nul (0-0) face à Yzeure, le 21 février 2016 à Blanquefort - Stéphanie Quebre

Du soleil, un match de lever de rideau de DHR garçons puis un match au sommet de D2 féminine devant une caméra. Le stade de Blanquefort a accueilli quelques petites centaines de supporters ce dimanche après-midi pour assister à la rencontre entre la section féminine des Girondins (2nd) et Yzeure, leader de la poule (0-0).

Poko, Guilbert ou Poundjé sont venus sur place pour encourager les filles. « J’aime bien venir les voir jouer car ça fait partie de la vie du club qu’elles représentent comme nous », sourit Poko qui est un spectateur assidu des rencontres des Girondines. Ulrich Ramé et Eric Bédouet étaient également dans les tribunes. La FFF a même choisi de médiatiser cette rencontre en la diffusant en direct sur sa web tv.

« Un peu stressé »

Il faut dire que ce match au sommet était attendu depuis un moment, les Girondines étant à seulement trois points des Auvergnates et sortant d’un joli parcours en Coupe de France. « On était un peu stressées, reconnaît Sarah Cambo, la capitaine de l’équipe. On savait qu’on devait gagner, on avait la pression, du coup on ne s’est pas assez lâchées. » Timides dans le jeu mais se procurant tout de même plus d’occasions que leur adversaire, les Girondines peuvent nourrir quelques regrets sur le plan comptable.

« On a ressenti un petit peu la pression car on savait que ce match était un tournant, insiste Anthony Vigneron, l’entraîneur bordelais. On a senti qu’on manquait de folie, qu’on manquait un peu de quelque chose. »

« Ce qu’elles montrent donne envie de revenir »

Cette petite crispation est même remontée jusque dans les tribunes, les spectateurs, d’ordinaire plus bruyants, étant plutôt tranquilles. « On aurait aimé qu’ils nous aident à déclencher plus d’actions en fin de match en faisant du bruit, fait remarquer Vigneron. Peut-être qu’ils ont ressenti aussi la pression, parce que sur les matchs de Coupe de France, il y avait plus de ferveur. »

« Ca reste toujours une ambiance un peu feutrée », explique Thibaud, un habitué du virage Sud. Déjà venu une dizaine de fois à Blanquefort, il reconnaît s’être intéressé aux féminines seulement depuis que l’équipe a fusionné avec les Girondins. « Je suis venu par curiosité au début mais les résultats et ce que montrent les filles donnent envie de revenir. Elles méritent qu’on les suive et on voit un public qui découvre avec de fidèles passionnés des Girondins qui suivent régulièrement. »

Si la montée en D1 n’est pas forcément programmée pour l’année prochaine, le petit engouement qui est en train de naître autour du foot féminin à Bordeaux annonce un bel avenir pour la discipline.

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