Xavier Lainé, délégué général de l'association French Tech Bordeaux
Xavier Lainé, délégué général de l'association French Tech Bordeaux - French Tech

Xavier Lainé vient d’être nommé au poste de délégué général de l’association French Tech Bordeaux. La French Tech est un label décerné par le gouvernement aux métropoles qui accompagnent les start-up dans différents domaines (jeux vidéo, santé, environnement, éducation…) Bordeaux fait ainsi partie des treize métropoles labellisées French Tech en 2014 par le gouvernement.

Rassemblement d'entrepreneurs pour soutenir la French Tech Bordeaux -
French Tech

Diplômé de KEDGE Business School (ESC Bordeaux) il a notamment créé en 2007 la société Primobox, devenue en quelques années l’un des acteurs majeurs sur le marché de la dématérialisation des documents RH. Il a également participé au projet IDNum, mis en œuvre au niveau national par l’ancien Secrétariat d’Etat à l’économie numérique, visant à créer un label encadrant le déploiement de l’identité numérique en France.

L’association French Tech sera dotée de 350.000 euros pour sa première année de fonctionnement. Xavier Lainé présente ses objectifs.

Le label French Tech, cela sert à quoi au juste ?

C’est un mouvement initié par le ministère de l’Economie pour fédérer l’écosystème autour des start-up, comme les banques, les grands comptes… L’objectif est de donner à ces start-up les clés pour aller vers la réussite, et donc l’international. C’est un mouvement pour accélérer la croissance du numérique en France, car il est potentiellement créateur d’emplois.

Quel est son rôle auprès des entreprises ?

Nous investissons sur les porteurs de projets, nous les mettons en relation avec les incubateurs de la région. C’est un guichet unique du numérique. Nous sommes là pour accompagner les sociétés dans leur développement, mais aussi pour aider les porteurs de projet à se lancer, leur permettre d’aller plus vite, et ensuite s’exporter.

Il faut forcément s’exporter pour réussir ?

Dans le numérique, le marché français est tout petit. Pour créer des leaders, il faut viser des marchés étrangers. Donc ce sera, en partie, mon rôle que de repérer les entreprises qui ont un potentiel de croissance très fort. Nous avons déjà ciblé une vingtaine d’entreprises, comme Azendoo, jelouemoncampingcar, samboat, jobijoba, yumypets… Mais je n’ai pas encore rencontré tout le monde.

Est-il réellement plus facile de monter sa start-up aux Etats-Unis, comme on le dit souvent, plutôt qu’en France ?

De façon logique oui il est plus facile de se lancer et de grandir aux Etats-Unis, car là-bas il y a déjà de grands leaders comme Google qui réinvestissent dans la nouvelle économie. Nous avons du retard, mais le label French Tech est là pour prospecter le marché américain, afin de lui présenter les projets français.

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