Louis-Benoît Madaule, capitaine de l'UBB, lors du premier match de Bordeaux-Bègles au Nouveau stade de Bordeaux, le 14 février 2016 contre Toulon.
Louis-Benoît Madaule, capitaine de l'UBB, lors du premier match de Bordeaux-Bègles au Nouveau stade de Bordeaux, le 14 février 2016 contre Toulon. - N. Tucat / AFP

Ils l’attendaient tous ce match. Joueurs, entraîneurs, dirigeants et supporters de l’UBB savaient que cette rencontre face à Toulon (15-12), triple champion d’Europe en titre, représentait une nouvelle marche à franchir pour le club. Tout simplement parce que c’était la première fois qu’ils jouaient dans le nouveau stade de Bordeaux, devant plus de 38.400 spectateurs et qu’une défaite pouvait les éloigner dangereusement du Top 6.

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« J’ai senti tellement de tensions dans le groupe par rapport au contexte, reconnaît le manageur, Raphaël Ibanez. On ne pouvait pas se permettre de passer à côté. J’ai senti dès l’arrivée au stade beaucoup de tension au sein de l’équipe, ce qui me paraît logique. »

Le même sentiment qu’avant la première à Chaban

Avant de démarrer la rencontre, certains anciens du club ont même comparé cet événement avec la première au stade Chaban-Delmas, à l’automne 2009 (défaite contre Agen). « Je me demandais, ‘’est-ce qu’on n’allait pas être mangé par l’émotion ?’’, s’interrogeait Laurent Marti, le président de l’UBB, avant la rencontre. Ce match est paradoxal parce qu’on le domine largement aux points et en termes d’occupation. On a eu le sentiment que les joueurs étaient timorés et ils ont avoué après qu’ils l’étaient complètement. Ils avaient la pression du stade. »

« On a subi un peu l’évènement, notamment au début du match alors que paradoxalement, on fait une grosse entame », analyse le talonneur, Clément Maynadier. Vainqueurs sur le fil d’une rencontre assez heurtée et sans essai inscrit, les Bordelo-béglais repartent avec le sentiment du devoir accompli.

« Un cadeau magnifique »

« Je me posais la question parfois, ‘’est-ce que l’habit n’est pas trop grand pour l’équipe ?’’, raconte Ibanez. C’est un cadeau magnifique qui est offert aux joueurs, il faut assumer maintenant sur le sportif. »

La première étape est franchie, reste désormais à concrétiser ce nouveau statut en ajoutant un brin de spectacle au jeu proposé lorsque l’UBB rejouera dans le nouveau stade face au Racing et au Stade Français. Cela aidera les spectateurs à revenir faire la « Ola », comme ils l’ont fait ce dimanche après-midi malgré la pluie, le froid et le manque d’essais.

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