Maxime Poundjé, le défenseur des Girondins de Bordeaux lors d'un match face aux Russes du Rubin Kazan, le 10 décembre 2015 à Bordeaux.
Maxime Poundjé, le défenseur des Girondins de Bordeaux lors d'un match face aux Russes du Rubin Kazan, le 10 décembre 2015 à Bordeaux. - N. Tucat / AFP

Maxime Poundjé a été au centre de beaucoup de critiques au cours de la première partie de saison des Girondins. Le latéral gauche de 23 ans, formé au club et Bordelais depuis sa naissance, raconte comment il gère les périodes difficiles, et particulièrement les attaques qu’il a pu subir sur les réseaux sociaux.

En tant que Bordelais, comment avez-vous vécu les critiques subies en pleine crise ?

Ca fait partie du métier que l’on fait. Il est extraordinaire, on est dans un grand club français et même européen et quand il n’y a pas toujours les résultats escomptés, on peut ressentir de l’énervement ou de l’agacement de la part des supporteurs, qui se manifeste parfois de manière un peu abusive. Etant né à Bordeaux, ce sont des moments difficiles, on a envie que le club soit tout en haut, ça ne nous fait plaisir mais ça fait partie du jeu. Quand vous êtes moins bons on vous tombe dessus et il faut savoir accepter la critique constructive.

Sur Twitter, vous faites partie de ceux qui ont été personnellement attaqués…

J’ai été actif au début de saison et les saisons précédentes mais là, je ne le suis plus du tout. Je me suis conditionné. Je sais qu’il y a des personnes foncièrement méchantes et parfois ça va au-delà du niveau que l’on a affiché lors d’un match. Il y a des personnes qui vont t’encourager et d’autres qui sont justes, en te disant que t’as été bon ou moins bon sur un match. Et il y en a d’autres qui vont t’insulter mais ce sont des trucs vraiment aberrants.

Avez-vous souvenir de quelque chose de particulièrement méchant à votre encontre ?

J’ai vu des choses méchantes parfois de personnes qui se croient cachées mais je sais très bien qui c’est, je connais leur visage. Je vois très bien leurs visages et quand je les croise dans Bordeaux, ça me fait plus rigoler qu’autre chose.

C’est pour cette raison que vous avez lâché les réseaux sociaux?

Oui, il y a de ça. J’ai limité les réseaux. Mon compte Twitter, je n’y vais pas, je n’ai pas Facebook... Ceux qui veulent vraiment me joindre ont mon numéro, le reste… Il y a des trucs, c’est trop.

Pour vous, jeunes footballeurs, c’est un danger ?

D’y passer trop de temps, c’est un danger. Ce n’est pas une mauvaise chose, ça permet de communiquer, d’échanger, d’avoir des informations mais d’y mettre son cœur là-dedans, c’est dangereux, ça peut blesser et avoir des effets néfastes sur la personne. Quand tu es une personne publique, il n’est pas bon d’y rester trop de temps et de regarder tout ce que l’on dit sur toi.

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