Illustration Transports Vie quotidienne TGV. Illsutration trace de la nouvelle LGV Sud Ouest. Train a Grande Vitese en gare de Toulouse Matabiau.
Illustration Transports Vie quotidienne TGV. Illsutration trace de la nouvelle LGV Sud Ouest. Train a Grande Vitese en gare de Toulouse Matabiau. - A. GELEBART / 20 MINUTES

La LGV (Ligne à grande vitesse) entre le sud de Tours et Ambarès, au nord de Bordeaux, « est terminée sur presque la totalité du linéaire » a annoncé ce jeudi la SNCF lors d'une conférence de presse. « La caténaire a également été posée. »

SNCF Réseau réalise de son côté des travaux au nord de la gare de Bordeaux pour permettre la jonction avec la LGV. Ceux-ci touchent à leur fin, mais entraîneront une nouvelle fois une suppression des circulations vers le nord de Bordeaux lors du pont de l'Ascension. Une opération « coup de poing » de 111 heures consécutives qui permettra de libérer quatre voies de circulation. « Nous sommes entièrement mobilisés pour pouvoir accueillir la LGV en 2017 » insiste la SNCF.

Concernant le nouveau tronçon à proprement dit de 340 km, « nous allons désormais entrer dans la phase d'essais. Dès le premier semestre 2016, il y aura des essais de mesure pour contrôler si les rails ont bien été posés. En parallèle seront menés des essais statiques pour vérifier les systèmes de télécontrôle, c'est-à-dire permettre aux agents SNCF de faire fonctionner les aiguillages depuis le poste de Bordeaux. »

La ligne officiellement remise à la SNCF en février 2017

La mise sous tension de la caténaire se fera le 9 juin. « Dès lors nous pourrons commencer à faire rouler des rames d'essais de TGV sur la ligne, poursuit la SNCF, pour s'assurer que tout fonctionne correctement. » Ces essais dureront jusqu'à la fin de l'année 2016.

En février 2017, la ligne sera officiellement mise à disposition de SNCF Voyages, qui pourra dès lors commencer la formation de ses conducteurs. La mise en exploitation aura lieu en juillet 2017.

Des TGV Duplex nouvelle génération

Parallèlement, la SNCF est en train de réaliser un atelier TGV, qui permettra d'effectuer l'entretien et le nettoyage des TGV à Bordeaux, alors que ces opérations ne se déroulent actuellement que dans l'atelier de Châtillon (Hauts-de-Seine), près de la gare Montparnasse à Paris. Cela doit permettre une plus grande fluidité dans le traitement et la mise à disposition des trains.

Des TGV duplex nouvelle génération seront mis en circulation sur cette nouvelle ligne. La SNCF promet des « surprises » concernant leur aménagement, mais n'a pas souhaité en dire davantage.

La LGV Tours-Bordeaux fait l'objet d'un partenariat public-privé concernant sa construction et son exploitation. Quelque 7,8 milliards d'euros ont été investis pour la construction de la ligne.

La question des liaisons directes entre Tours et Bordeaux doit être réglée d'ici au printemps

Reste encore en suspens la question du nombre de dessertes directes entre Bordeaux et Paris. Lisea, filiale de Vinci, qui réalise et exploitera la ligne, réclame 19 allers-retours quotidiens entre les deux villes, alors que la SNCF estimait que 14,5 étaient suffisants. Le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies a tranché pour 16,5.

Renaud Lagrave, vice-président de la grande région en charge des Transports, a annoncé mercredi à 20Minutes avoir rencontré le secrétaire d'Etat. « Je lui ai dit que la région était en désaccord avec ces 16,5 allers retours, il m'a dit être prêt à organiser une réunion avec le président de la SNCF pour que nous trouvions rapidement un accord sur le sujet. »

La SNCF indique de son côté que cette question des sillons et des horaires devra être tranchée d'ici à mars/avril, « car après il faudra mener un travail extrêmement pointu d'ici à l'été pour préparer la grille des horaires de 2017. »

Cela dit, la SNCF estime que cette question du nombre de circulations « n'est pas figée dans le temps, et pourra toujours évoluer par la suite, en 2017, 2018 ou 2019. » La LGV permettra de mettre Bordeaux à 2h05 de Paris.

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