Une des pistes envisagées pour endiguer le virus d'influenza aviaire est d'abattre toutes les volailles des départements concernés.
Une des pistes envisagées pour endiguer le virus d'influenza aviaire est d'abattre toutes les volailles des départements concernés. - SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Il n’y aura pas d’abattage massif des canards mais des mesures fortes ont été lancées pour éradiquer l’influenza aviaire. Alors que 69 foyers de cette maladie animale très contagieuse, ont été répertoriés dans le Sud-Ouest depuis fin novembre, une réunion des membres du conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (CNOPSAV) était organisée ce jeudi au ministère de l’agriculture.

Un abattage massif des palmipèdes avait été envisagé en prévention pour endiguer l’épizootie dans les huit départements concernés : la Dordogne, le Gers, les Landes, le Lot, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, la Haute-Vienne et la Haute-Garonne. Une mesure qui a été finalement écartée lors de la réunion qui s’est tenue ce jeudi. Un soulagement pour les représentants de la filière. « On était complètement opposé à l’euthanasie de plus d’un million de canards. C’était du gâchis pour les producteurs ! », a réagi Dominique Graciet, président de la chambre d’agriculture d’Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Arrêt de la production de canetons

A partir du 18 janvier et jusqu'à mi-avril, la production de canetons sur la zone surveillée sera stoppée. « Ce qui permettra l’assainissement de l’environnement avec la mise en place de nettoyages, désinfections et vides sanitaires dans l’ensemble de la zone et dès lors que les élevages n’abriteront plus de palmipèdes », écrit le ministère de l’agriculture dans son communiqué.

Les canards qui ont commencé à être élevés seront eux commercialisés. La remise en place de canetons sains dans des élevages assainis est envisagée dès la fin du premier semestre.« La production pourra ainsi reprendre pour assurer, dans de bonnes conditions, la production festive de fin d'année», assure la ministère de l'agriculture.

« La zone contaminée représente environ la moitié de la zone de production de canards en France. C'est sûr c'est un problème de santé animale mais qui va indemniser les éleveurs? On évalue entre 200 à 400 millions d’euros les pertes financières consécutives à cet arrêt de production », s'inquiète Dominique Graciet.

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