Pascal Bonnefoy, l'ancien majordome de Liliane Bettencourt, et Hervé Gattegno,ex journaliste du Point sont poursuivis pour atteinte à l'intimité de la vie privée.  Amez/SIPA/1511031354
Pascal Bonnefoy, l'ancien majordome de Liliane Bettencourt, et Hervé Gattegno,ex journaliste du Point sont poursuivis pour atteinte à l'intimité de la vie privée. Amez/SIPA/1511031354 - SIPA

Le jugement est tombé ce mardi dans le volet dit « des écoutes » de l’affaire Bettencourt. Seuls Edwy Plenel et Pascal Bonnefoy étaient présents à l'audience. Pascal Bonnefoy, l’ancien majordome de Liliane Bettencourt à l’origine des enregistrements clandestins (réalisés entre mai 2009 et mai 2010) qui ont déclenché l’affaire a été relaxé. «Son action était utile, l'état de nécessité doit être reconnu» a estimé le tribunal.

Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme, journalistes à Médiapart, Hervé Gattegno, ancien journaliste au Point, étaient poursuivis pour avoir révélé une partie du contenu de ces enregistrements dans la presse à partir de juin 2010. Les responsables éditoriaux respectifs de ces deux médias, Edwy Plenel et Franz-Olivier Giesbert, étaient aussi poursuivis. Tous ont été également relaxés.

>>Pour lire tout notre dossier sur l’affaire Bettencourt

Marie-Madeleine Alliot, procureur de la République de Bordeaux, avait requis lors de l’audience qui s’est tenue en novembre « une déclaration de culpabilité » pour les six prévenus, avec « des peines de principe qui ne sauraient être inférieures à 1.500 euros d’amende ». Les peines encourues pour ce type de délit sont d’un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende. Et de 225.000 euros pour les personnes morales représentées par les directeurs de publication.

Les prévenus soutenus par les parties civiles

Olivier Pelat, tuteur de la milliardaire, s’était exprimé à l’audience, en novembre, pour remercier le majordome : « ce qu’il a fait était nécessaire. S’il n’avait pas été là, elle aurait été abusée encore davantage. Je demande au tribunal de le relaxer. Je parle avec mon cœur », avait-il lancé. Il avait ajouté qu'il considérait que les journalistes avaient fait leur métier et qu'ils avaient permis à une vérité d’exister et à un abus de faiblesse de cesser.

« Je ne vois pas comment, les parties civiles ayant été bénéficiaires de ce qui a été relayé par la presse, on pourrait aujourd’hui venir jouer les procureurs », avait renchéri l’avocat de Liliane Bettencourt, Benoît Ducos-Ader, renonçant à une quelconque demande.

Mots-clés :