Girondins: Et maintenant, quelles solutions pour se sortir de la crise?

FOOTBALL Les Girondins n’ont plus qu’un point d’avance sur Lille et deux sur Toulouse, les deux premiers relégables…

Marc Nouaux

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Le capitaine des Girondins de Bordeaux Lamine Sané (à g., face à Liverpool, le 26 novembre 2015) fait partie des joueurs expérimentés censés tirer l'équipe vers le haut.

Le capitaine des Girondins de Bordeaux Lamine Sané (à g., face à Liverpool, le 26 novembre 2015) fait partie des joueurs expérimentés censés tirer l'équipe vers le haut. — BPI/REX Shutterstock/SIPA

Désormais 17es de Ligue 1 et éliminés de la Ligue Europa, les Girondins doivent réagir. Quelles peuvent-être les solutions qui se présentent à eux pour se sortir de cette crise ?

Jouer en bloc défensif ?

Plutôt non. Un gros bloc défensif de neuf joueurs devant Carrasso et un attaquant de pointe qui se débrouille comme il peut. Ricardo avait réussi à ramener Bordeaux en Ligue des champions en 2006 avec cette philosophie. L’avantage de cette tactique est de sécuriser une défense très fragile mais en cas de but encaissé d’entrée de match, difficile de renverser la tendance. Et Bordeaux n’a peut-être pas assez de tauliers en défense pour pouvoir subir le jeu adverse sans souffrir.

Changer d’entraîneur ?

Plutôt non. Après Bastia, Sagnol a été interrogé sur son avenir. « Si je suis menacé ? Ce n’est pas important. Aujourd’hui, le club est dans une situation difficile et c’est aux dirigeants de donner le bon tempo. » Bordeaux n’est pas un adepte des licenciements en cours de saison (seul Elie Baup a été limogé depuis l’arrivée de M6 à la tête du club en 1999) et Sagnol fait avec les moyens du bord depuis un an et demi avec un effectif qualitativement très limité. Changer d’entraîneur ne résoudrait pas tous les problèmes, surtout qu’il ne faut pas perdre de vue que le successeur pourrait faire pire.

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Donner le pouvoir aux jeunes ?

Non. Par défaut, Sagnol fait souvent appel aux jeunes, comme à Bastia où il a terminé le match avec Guilbert, Yambéré, Hassani, Soni, Crivelli et Ounas sur le terrain. Sur la durée, c’est compliqué de demander à des jeunes de sauver la tête d’un club. Surtout que parmi eux, pour l’instant, seuls Crivelli et Ounas ont montré qu’ils avaient quelque chose en plus que les autres.

Attendre le retour des cadres ?

Non. « Il faut savoir garder le cap, ne pas paniquer et espérer le retour des blessés et des suspendus. » Jean-Louis Triaud, le président, semble oublier que c’est avec un effectif quasiment au complet que ses joueurs ont réalisé un mois d’octobre catastrophique. Donc se réfugier derrière cette excuse est un peu trop réducteur.

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Recruter ?

Oui, mais pas n’importe qui. L’été dernier, Bordeaux n’a pas voulu prendre de risques sur le plan financier, misant sur des joueurs inconnus (Pablo et Gajic) qui jouent rarement. Les moyens du club sont toujours limités cet hiver mais les Girondins doivent réaliser un ou deux coups sur le marché hivernal pour rebooster un groupe sans solutions en interne.

Laisser passer l’orage et prier ?

Non. Attendre des jours meilleurs sans bouger constituerait un grand risque. Sur les quatre premiers mois de compétition, Bordeaux s’est montré performant et régulier d’un match à l’autre seulement pendant trois semaines (en septembre), ce qui veut dire que le mal reste profond. Le club doit donc réagir rapidement sous peine de voir la relégation s’approcher. C’est déjà arrivé à d’autres ces dernières années (Nantes, Lens, Monaco) qui n’avaient pas vraiment pris au sérieux la menace jusqu’aux dernières journées. Et à ce moment-là, c’est souvent trop tard.