A Bordeaux le 22 septembre 2015, les créateurs de la Recharge veulent aider d'autres entrepreneurs à créer leur épicerie.
A Bordeaux le 22 septembre 2015, les créateurs de la Recharge veulent aider d'autres entrepreneurs à créer leur épicerie. - E.Provenzano / 20 Minutes
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Leur idée a fait mouche auprès des clients mais aussi des entrepreneurs en herbe. Jules Rivet et Guillaume Desenderval ont créé en juillet 2014 La Recharge, la première épicerie sans emballages jetables à Bordeaux, remettant la consigne et les bocaux en verre au goût du jour. Un peu plus d’un an après, ils veulent donner un coup de pouce à ceux que l’aventure tenterait.

Depuis leur ouverture, au 38 rue Sainte-Colombe, ils ont été contactés par des gens de toute la France leur demandant des conseils pour ouvrir une épicerie de proximité sur le modèle du vrac. Parmi eux sûrement des curieux mais aussi des gens avec un projet. Les créateurs de l’épicerie sans emballages de Nantes sont par exemple passés rencontrer ceux de Bordeaux.

« Un modèle reproductible »

Si par manque de recul et de temps ils n’ont pas pu répondre aux sollicitations au départ, ils viennent de publier un guide sur leur page Facebook, qui propose des repères pour se lancer, en quinze étapes. « On arrive à en vivre donc on se dit que cela peut être un modèle reproductible », avance Jules Rivet.

Souvent, les porteurs de projet ne savent pas par où commencer et les créateurs veulent leur faire profiter de leur expérience. « Le plus compliqué a été de convaincre les producteurs avec lesquels on travaille de supprimer les emballages à la source. Car bien sûr cela ne sert à rien d’acheter des produits emballés pour les désemballer dans l’épicerie », souligne Jules Rivet, précisant que La Recharge travaille avec une centaine de producteurs.

Une clientèle de quartier

Autre point important, la localisation du local. Rue Sainte Colombe, dans l’hyper centre bordelais, ils ont réussi à fidéliser une clientèle de proximité habitant dans le quartier Saint-Paul. Un point important pour que la consigne fonctionne. « Aujourd’hui plus de la moitié des clients rapportent leurs contenants », se félicite Jules Rivet.

Sur Bordeaux, il estime qu’il y a bien de la place pour d’autres commerces de ce type. L’épicerie accueille davantage de clients que l’espéraient les deux gérants, qui sont débordés de travail. L'idée de la consommation en vrac a bien pris chez eux et ils en sont persuadés, elle pourrait prendre ailleurs. « Nos vrais concurrents ce ne sont pas les épiceries de proximité mais les supermarchés », souligne Jules Rivet.

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