Vendanges dans le Bordelais: La récolte 2015 s'annonce prometteuse pour le moment

VIN Les conditions météorologiques ont été idéales mais les viticulteurs craignent encore de grosses pluies...

Elsa Provenzano

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Illustration de vendanges.

Illustration de vendanges. — SIPA

Dans le Bordelais, une quinzaine de châteaux ont commencé à vendanger dans les blancs. Les récoltes ont été lancées avec environ une semaine d’avance, en raison de la canicule. Pour les rouges rien n’est encore joué puisque les vendanges devraient intervenir d’ici quinze jours à trois semaines. Côté rendement sur le vignoble Bordelais dans sa globalité, le service statistique du ministère de l’agriculture (Agreste) prévoit un très léger recul de 1 % par rapport à 2014, soit 5,6 millions d’hectolitres.

« L’état sanitaire des blancs est très bon ( il s'appuie notamment sur l'inspection des grappes qui a écarté la présence de pourritures) et il y a un bon équilibre entre le sucre et l’acidité, cela se présente donc très très bien », commente Antoine Medeville, œnologue au sein d’Oenoconseil, une société qui accompagne environ 200 propriétés dans le Bordelais. Selon lui, les blancs seront peut-être un peu faibles en quantité, même s’il est encore un peu tôt pour le dire.

Un « beau potentiel »

« En ce moment tous les matins, on est dans les vignes et on regarde l’état sanitaire des raisins », raconte cet œnologue.Si, dans l’idéal, c’est la dégustation seule qui devrait présider à décider de la date des vendanges selon la maturité des pépins, ce professionnel reconnaît que la météo est aussi très importante.

Pour les rouges aussi, l’oenologue parle de « beau potentiel ». La chaleur est favorable au cabernet sauvignon, un des cépages phares du Bordelais. « De plus, les pluies d’août ont permis de faire repartir le cycle végétatif, et la véraison (moment où le raisin commence à prendre la couleur qu'il aura à maturité) est intervenue en 8 jours », précise t-il.

Mais tout n’est pas encore joué, les vignerons vont sans doute scruter le ciel avec attention dans les jours à venir, puisque de grosses pluies orageuses pourraient être dommageables à la qualité du millésime. « Est-ce que ce sera un 2009, un 2010, Un 2012 ? Cela, on ne le sait pas encore mais ça ne sera pas un 2013 ni un 2014, c’est certain », conclut l’oenologue.

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