« Audacieux et libres. » Les candidats du Modem (UDF-Mouvement démocratique) en Gironde aux élections législatives des 10 et 17 juin y croient dur comme fer. Ils ont entre 25 et 53 ans et veulent incarner le renouvellement de la vie politique. « Nous en sommes tous à notre première candidature législative, souligne Véronique Fayet, candidate dans la 1re circonscription (Bordeaux Nord et Caudéran). Nous dérangeons les habitudes et allons prendre des coups. Mais nous n'avons rien à perdre. »
En tout cas, « la promesse faite par François Bayrou a été tenue, puisque les onze circonscriptions de Gironde auront un candidat centriste », note Joan Taris, qui brigue la 5e (Médoc). Peu connus pour la plupart, ils espèrent convaincre par leurs compétences et leur indépendance. Dans la 2e (Bordeaux centre), le dynamique trentenaire Ludovic Guinard (Cap 21-MoDem) affronte deux figures municipales : Alain Juppé (UMP) et Michèle Delaunay (PS), très optimiste après le score historique de Ségolène Royal au deuxième tour de la présidentielle (54,66 %). L'objectif de Guinard : dépasser le ministre de l'Ecologie et du Développement durable dans le champ de ces attributions.
Dans la 6e (Mérignac, Saint-Médard), Jacques Mangon axe sa campagne sur le renouvellement politique. Il brigue en effet le fauteuil de Michel Sainte-Marie (PS), qui postule à son sixième mandat. Dans la 7e (Pessac, Gradignan, La Brède), Mathieu Ara, 25 ans, défend « le non-cumul des mandats », notamment face au président de la CUB et de la région, Alain Rousset (PS).