Bordeaux: Le cap des 100 propriétés viticoles détenues par des Chinois a été franchi

VIN L’attrait du vignoble bordelais pour les investisseurs chinois ne faiblit pas…

M.B.

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La transaction, révélée par le site du magazine Terre de Vins du Groupe Sud Ouest, est l'acquisition la plus prestigieuse réalisée ces dernières années dans le Bordelais par un investisseur chinois.

La transaction, révélée par le site du magazine Terre de Vins du Groupe Sud Ouest, est l'acquisition la plus prestigieuse réalisée ces dernières années dans le Bordelais par un investisseur chinois. — Nicolas Tucat afp.com

Le cap symbolique des cent propriétés viticoles détenues par des investisseurs chinois a été franchi en ce début d’année 2015, révèle le quotidien Sud-Ouest. Un chiffre qui peut paraître impressionnant, mais rappelons que le vignoble bordelais compte entre 8.000 et 10.000 propriétés... Et la superficie totale gérée par des propriétaires chinois représente  à peine 2.000 hectares, soit 1,5% de la superficie victicole du Bordelais.

Dans la liste des propriétés passées sous pavillon chinois, difficile de trouver des noms prestigieux, hormis Bellefont Belcier à Saint-Emilion. La majorité des châteaux se trouve dans l’Entre-Deux mers, l’un des terroirs les moins chers.

Le rythme des rachats va se poursuivre

En 2015, le rythme des rachats par des Chinois «va continuer» assure un cabinet immobilier expert dans ces transactions. Parmi ces nouveaux propriétaires, on trouve surtout de grands industriels, comme Naijie Qu, originaire de Dalian (nord-est de la Chine), avec au moins 23 propriétés au compteur (500 ha) ou encore les frères You, qui ont fait fortune dans la pharmacie au Canada et qui possèdent désormais 300 ha et six châteaux.

La Chine reste par ailleurs la première destination à l’export pour les vins de Bordeaux. Un litre produit sur dix y est vendu. Et, selon une récente étude de Vinexpo, la tendance devrait se confirmer ces prochaines années: une augmentation de la consommation de vin de près de 25% est attendue en Chine d’ici à 2018, alors qu’elle devrait reculer de 2,8% en France.

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