Illustration radars.
Illustration radars. - JEFF PACHOUD / AFP

Une baisse de 24% du nombre de tués sur les routes de Gironde en 2014. Quelque 61 personnes ont perdu la vie dans le département entre le 1er janvier et le 31 décembre, contre 80 en 2013. En 2012, le nombre de victimes atteignait 94 personnes. L'année 2014 constitue un record depuis au moins dix ans dans le département.

La baisse du nombre de tués a continué d’accélérer en fin d’année 2014. A l’issue du premier semestre, elle était en effet de 18% par rapport au premier semestre de 2013. L’alcoolémie et la vitesse restent les deux principales causes des accidents mortels. A noter que cette baisse est à contre-courant de la tendance nationale, pour laquelle le nombre de morts a augmenté de 5% en 2014.

Radars double-face

Des initiatives en matière de contrôle routier ont été ou vont être mises en place dans le département. Ainsi, les radars double-face, c'est-à-dire qui flashent l'arrière et l'avant du véhicule en excès de vitesse, arrivent en Gironde ce mois-ci, sur la départementale 6 à Lacanau et la D137 à Saint-Laurent d'Arce. Trois radars embarqués dans des véhicules banalisés circulent par ailleurs en Gironde depuis 2013, notamment sur la rocade bordelaise.

En 2013, les arrondissements qui avaient connu le plus d’accidents mortels étaient ceux d’Arcachon (20morts), de Bordeaux (19) et de Libourne (16).  Les chiffres au 15 décembre 2014 montrent que les arrondissements de Bordeaux (16 morts) et d’Arcachon (16) resteront encore très marqués en 2014. En revanche, l’arrondissement de Libourne connaît une très forte baisse, puisqu’il passe de 16 morts en 2013 à 6 au 15 décembre 2014.

Inquiétude vis-à-vis des conducteurs de deux roues motorisées

En revanche, la préfecture de la Gironde soulignait fin octobre son inquiétude vis-à-vis des conducteurs de deux roues motorisées. «Ils représentent un tiers des victimes décédées pour seulement 2 % du trafic. Cette proportion est nettement supérieure à la moyenne nationale (24%). En outre, la majorité des accidents mortels a eu lieu en zone urbaine ou péri-urbaine, ce qui n'est pas le cas pour les autres usagers.» Au 1er décembre, on déplorait dix-neuf morts parmi les conducteurs de deux roues ((pour 57 personnes décédées au total à ce moment-là).

Le préfet avait ainsi donné consigne aux forces de l'ordre pour que soient mises en place des opérations de contrôles particulièrement en zone urbaine (axes principaux de l'agglomération bordelaise, rocade de Bordeaux, bassin d'Arcachon).

Une politique qui exaspère la FFMC 33 (Fédération Française des motards en colère), pour qui l’analyse de la situation n’est pas assez fine: «Parmi ces victimes, quelle est la part de conducteurs de 50 cm3, de 125 cm3 et de gros cubes? Quel est l’âge des victimes? interroge ainsi la FFMC 33. Et si la proportion est plus forte en Gironde, c’est peut-être parce qu’il y a plus de motos qu’ailleurs… Comment mener une action efficace si l’on n’a pas ces réponses?»

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