Bordeaux: Tout savoir sur Matthew Clarkin, le capitaine de l’Union Bordeaux-Bègles

RUGBY La femme, les amis, le manageur et les coéquipiers de Clarkin évoquent chacun son plus gros défaut et sa plus grande qualité…

Marc Nouaux

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Matthew Clarkin, capitaine de l'UBB, lors d'un match face à Montpellier, le 14 septembre 2014.

Matthew Clarkin, capitaine de l'UBB, lors d'un match face à Montpellier, le 14 septembre 2014. — Nicolas Tucat / AFP

Matthew Clarkin est de ceux qui font l’unanimité partout où ils passent. Le capitaine de l’UBB, 33 ans, est arrivé à Bègles une première fois en 2003 et il y est revenu en 2010, après six saisons passées à Montauban. Le Néo-Zélandais est décrypté par ses proches. Chacun livre son plus gros défaut et sa plus grande qualité.

Blair Connor, son coéquipier et ami proche: «Il a peur du noir»

«C’est un mec qui est toujours là pour toi. Si j’ai un petit ou un gros problème, c’est le premier que j’appelle et sa femme, Larissa, c’est pareil. C’est mon grand frère, j’ai beaucoup de chance de l’avoir connu en arrivant à Bordeaux. Ce ne serait pas le même club avec ou sans lui.»

Pour ce qui est du négatif, l’ailier de l’UBB chambre gentiment. «Le plus gros défaut, c’est qu’il n’a pas beaucoup de cheveux. Et quand il dort, il est toujours triste. Il pleure quand il dort. Il a peur du noir [rires].»

Raphaël Ibanez, manageur de l’UBB: «Il est très intelligent»

«Matthew est un guerrier, il montre l’exemple», rappelle souvent son manageur, qui l’estime beaucoup. Mais s’il doit lui trouver une qualité principale, les mots d’Ibanez sont simples mais très explicites. «Il est très intelligent.»

En revanche, le manageur a noté un manque de rigueur de son capitaine sur les horaires, sans doute lié à ses trois enfants en bas âge. «Il est parfois en retard à l’entraînement.»

Ricky Davies, ami et ex-coéquipier à l’UBB: «Il devrait râler plus»

«C’est un mec toujours présent. C’est un meneur. Il ne parle pas beaucoup mais il dit ce qu’il faut. Il ne râle jamais. C’est le même dans le rugby et en dehors. Il est solide, il a beaucoup de présence.»

Pour les défauts, le pilier gallois note que son ex-capitaine ne s’énerve peut-être pas assez. «Des fois, il devrait parler plus. Il n’aime pas râler et des fois, il y en a besoin. Mais ce n’est pas son style. Et puis, au bar, il ne paie pas souvent ses tournées [Sourires]. Ca, tu dois l’écrire.»

Larissa, sa femme et mère de ses trois enfants: «Il n’est pas du tout romantique»

«C’est un homme d’honneur, très droit. Il tient toujours sa parole et fait ce qu’il dit.» Et la jeune femme en profite pour glisser un petit plaquage en douceur à son homme. «Il n’est pas du tout romantique, c’est un gros problème. Il peut apprendre des choses de ses coéquipiers français [rires]. Les kiwis [hommes néo-zélandais] sont comme ça. Ils sont cools, même trop cools.»

Jon Ellis, un ami proche et propriétaire des pubs «The Houses of parliament» et «HMS»: «C'est l’homme parfait»

«Cela fait onze ans que je le connais et il est toujours resté très professionnel dans sa carrière et pour sa famille. J’étais avec lui pour la naissance de ses trois enfants [il est le parrain de sa fille] et pour le décès de son père. Il a toujours été exemplaire. C’est l’homme parfait, idéal.»

Difficile pour cet ami de lui trouver un défaut. «Le défaut qu’il a est une qualité. Il s’arrête toujours pour faire une photo dans la rue ou au restaurant avec les gens, même s’il est pressé. Du coup, c’est surtout gênant pour nous! Mais sinon, son défaut c’est qu’il croit qu’il est kiwi alors qu’en fait il est né en Angleterre [pendant l'été mais ses parents sont néo-zélandais]. Si c’est un gentleman, c’est parce qu’il est né chez nous [rires]. Et puis, il ne sait pas bricoler. Il essaie… mais il est nul [rires].»

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