L’Aquitaine, troisième région de France la plus prisée. C’est ce qu’a révélé l’Insee, hier, lors de la présentation à Bordeaux de la dernière enquête de recensement de la population. L’Aquitaine arrive ex-aequo avec la Bretagne, derrière Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées.
Entre 1999 et 2004, le taux du solde migratoire de la région a atteint 61 pour 10 000 habitants. Soit une augmentation de l’ordre d’un tiers par rapport à la période 1990-1999. Ce taux reflète des mouvements de population dans les deux sens : pour 10 000 habitants, 162 ont quitté la région et 223 sont venus s’y installer après 1999. Et cette tendance se vérifie quelle que soit la tranche d’âge. Car contrairement à une idée reçue, l’Aquitaine n’attire pas que des personnes en âge de prendre leur retraite. « Cette image doit être corrigée », souligne François Elissalt, directeur régional de l’Insee Aquitaine. Il ajoute que les 30-59 ans représentent 56% des nouveaux arrivants, contre 44% pour les personnes de 60 ans et plus.
L’Insee s’est par ailleurs intéressée à la provenance de ces nouveaux Aquitains. Il semblerait que la moitié d’entre eux soient originaires de trois régions : à commencer par l’Ile-de-France, qui représente environ 30% des entrées. Midi-Pyrénées arrive deuxième avec 12%, devant Poitou-Charentes d’où proviennent 8% des nouveaux aquitains. Depuis 1999, la croissance démographique de l’Aquitaine est essentiellement due à ces mouvements de population.
Marion Guillot