L'emploi dans le petit commerce en Gironde résiste

ECONOMIE Une étude du conseil général de la Gironde et de l'Insee montre que le petit commerce résiste à la pression des grandes surfaces...

Mickaël Bosredon

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La rue Sainte-Catherine, à Bordeaux

La rue Sainte-Catherine, à Bordeaux — S.ORTOLA/20MINUTES

La Gironde est soumise à une forte pression d’implantations de grandes et moyennes surfaces depuis plus d’une décennie. Le conseil général de la Gironde a mené, avec l’Insee, une enquête sur l’évolution des commerces ces dernières années, afin de nourrir sa réflexion sur l’avenir de l’urbanisme commercial. On y voit notamment que l’emploi dans le petit commerce résiste plutôt bien.

Les boulangeries-pâtisseries créatrices d’emplois. La part de l’emploi salarié dans le petit commerce reste globalement stable entre 2004 et 2011, et, grâce à une légère dynamique d’implantations, ce secteur a créé quelque 500 emplois sur cette période. Malgré un léger recul du nombre de boulangeries-pâtisseries, ces commerces représentent la moitié des créations nettes d’emplois salariés des petits commerces sur cette période (+ 260). L’augmentation de l’emploi salarié repose ensuite sur les alimentations générales et les autres commerces en magasin spécialisé (épiceries fines ou bio, commerce de glaces, fromagers, épiceries exotiques,…) qui se développent fortement sur le département (+40% d’établissements en sept ans). Ces deux activités génèrent un tiers des nouveaux emplois salariés du petit commerce alimentaire.

Recul des commerces de bouche traditionnels. Les autres formes de petits commerces traditionnels sont moins présentes qu’auparavant: boucheries-charcuteries, poissonneries, primeurs. Les créations d’établissements et le développement d’activité des commerces existants ne suffisent pas à compenser les fermetures: la perte nette en emplois avoisine 70 emplois salariés pour ces activités traditionnelles.

Davantage de créations de supermarchés que d’hypermarchés. Entre 2004 et 2011, la grande distribution alimentaire crée 1.500 emplois en Gironde, soit une augmentation de 12% en sept ans. Les supermarchés expliquent 70% de cette hausse: ce sont plus les moyennes surfaces qui s’implantent, avec une progression de 40% du nombre de supermarchés, que les hypermarchés, qui se développent peu sur la période (La Gironde a déjà un fort taux d’équipement dès 2004).

L’agglomération bordelaise et le Bassin d’Arcachon attractifs. Entre 2004 et 2011, le commerce alimentaire crée 2.000 emplois salariés en Gironde, la moitié sur l’agglomération bordelaise et un quart en Bassin d’Arcachon -Val de l’Eyre. Dans l’agglomération bordelaise, les nouveaux emplois (1.000) s’expliquent principalement par l’implantation de supermarchés. Le territoire Bassin d’Arcachon-Val de l’Eyre bénéficie, lui, d'une dynamique démographique, visible sur le développement de la grande distribution comme du petit commerce. Les petits commerces se développent en effet avec 160 nouveaux emplois salariés, pour moitié dans les boulangeries-pâtisseries. Le nombre de boucheries-charcuteries est stable, mais l’emploi y augmente. De même, l’emploi dans les poissonneries progresse grâce à la croissance de l’effectif moyen.

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