Les onze stagiaires de la première cuvée de l'école de sommeliers Worldsom
Les onze stagiaires de la première cuvée de l'école de sommeliers Worldsom

Mickaël Bosredon

Onze stagiaires, provenant d’une dizaine de pays, ont inauguré ce lundi la nouvelle école de sommellerie bordelaise, Worldsom. Lancée par la Chambre de commerce et d’industrie, cette formation continue de dix semaines est «unique au monde» assure sa directrice, Josiane Himmelberger. Unique car «il n’existe aucune autre formation qui mobilise les stagiaires pendant deux mois. Nous avons pris le parti, en tant que capitale mondiale du vin, d’offrir cette opportunité à des sommeliers ou des passionnés des quatre coins du monde.» Unique car elle est accessible « en ayant fait un parcours universitaire classique, ce qui n’est pas le cas des autres formations qui existent sur le marché» explique Guillemette de Castelbajac, la seule bordelaise parmi les stagiaires. Unique car elle regroupe dans son comité pédagogique quatre meilleurs sommeliers du monde, dont le dernier en date, Paolo Basso.

Worldsom se positionne ainsi comme la «crème» des formations en sommellerie. Mais l’excellence a un coût. Les stagiaires ont ainsi dû débourser 12.500€ de frais de scolarité. Auxquels il faut rajouter les frais de transport, et d’hébergement.

Dégustation de plus de 1.000 vins

Corée, Afrique du Sud, Gabon… Certains sont venus de loin pour goûter à l’excellence. Comme Esther Bertrand, 28 ans, qui arrive de Libreville. Gérante dune épicerie fine, elle recherchait «une formation pointue dans le domaine de la sommellerie mais qui ne me prenne pas plus de trois mois car je suis en poste, et j’ai des obligations.» Dotée d’une expérience dans le monde du vin, grâce à une belle-famille viticultrice près d’Angers, elle souhaite affiner ses connaissances, et ainsi se positionner comme «le seul sommelier de ma région. La clientèle devient de plus en plus exigeante au Gabon, et il y a beaucoup de charlatans sur place. Avec cette formation je serai légitime.»

Worldsom s’adresse à un public de connaisseurs, professionnels ou passionnés qui souhaitent «donner un coup d’accélérateur» à leur carrière, explique Josiane Himmelberger. C’est le cas de Xavier Momein, 26 ans. Originaire de Saint-Etienne, il vient de passer huit mois dans une exploitation viticole en Australie. «Après cette première expérience j’ai voulu pousser plus loin, j’ai rencontré des professionnels, et dès mon retour en France, j’ai recherché une formation haut de gamme, et j'ai trouvé  Worldsom, via Internet.»

Durant ces dix semaines, les stagiaires dégusteront plus de 1.000 vins, mais aussi des thés, des cafés. Des cours sur la vinification, les terroirs, leur seront donnés.  La formation sera sanctionnée d’un diplôme, «qui, nous l’espérons, sera rapidement reconnu dans le monde de la sommellerie», indique , Josiane Himmelberger. Après cette première cuvée, la directrice prépare déjà la deuxième, puisqu’elle a déjà des inscrits pour 2014.