Des vins biologiques vendus dans une coopérative.
Des vins biologiques vendus dans une coopérative. - AFP PHOTO MYCHELE DANIAU

Mickaël Bosredon

Faire fructifier l’agriculture biologique. C’est l’ambition de l’association Arbio, organisme de développement de la bio en Aquitaine. Elle vient de dévoiler son plan d’action qui court jusqu’en 2017. Il vise à atteindre 3.000 producteurs certifiés, contre 2 300 en 2012, 100.000 hectares, contre 60.000 aujourd’hui, et un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros, contre 275 millions en 2012.

La viticulture et l’arboriculture à la pointe

Ces objectifs n’ont rien d’insensé, affirme le directeur d’Arbio, Jérôme Cinel, qui se base sur un chiffre d’affaires en hausse de 8 % en 2012. «La bio continue de véhiculer une bonne image, et nous tablons sur une croissance de la consommation de 5 à 10% par an jusqu’en 2017», affirme-t-il. «Mais pour cela, il faut conserver une réglementation stricte», prévient-il.

Les secteurs qui devraient le plus se développer sont la viticulture et l’arboriculture. «La viticulture connaît un développement rapide, souligne Jérôme Cinel, de l’ordre de + 25% sur la région en 2012. Elle représente 10% des exploitations, avec des situations certes très disparates en fonction des secteurs, mais on sent une volonté des professionnels d’abandonner des produits néfastes pour l’environnement.»

Jérôme Cinel reconnaît en revanche que «les systèmes de monoculture, tels qu’on en rencontre dans le sud de la région avec le maïs, sont moins adaptés au passage à la bio.» Selon un sondage réalisé en 2012, 45% des agriculteurs de la région pensent que la bio est une «solution d’avenir.»

L’Aquitaine est la cinquième région de France en surface agricole certifiée bio.