Alain Juppé au volant de l'Autolib de Bolloré, le 26 février 2013
Alain Juppé au volant de l'Autolib de Bolloré, le 26 février 2013 - S.ORTOLA/20MINUTES

A la communauté urbaine de Bordeaux, on encaisse le coup. L’annonce, mardi midi au cours d’une conférence de presse commune d’Alain Juppé et de Vincent Bolloré, de l’arrivée à Bordeaux du système d’autopartage Autolib en septembre, a du mal à passer. «Je suis surpris, a déclaré à 20minutes Clément Rossignol, vice-président EELV en charge des déplacements alternatifs. Surpris par la précipitation de cette annonce d’abord. Que Vincent Bolloré annonce, il y a quelques jours, son intention de s’implanter à Bordeaux, c’est son droit, et c’est normal. Mais que cela débouche sur une conférence de presse avec une annonce très forte à l’arrivée, c’en est une autre. Surtout que nous n’avons pas averti, ni consulté sur cette annonce, alors que c’est la Communauté urbaine qui a la compétence en matière de transports. Je pense que Vincent Bolloré aurait dû se rapprocher de Vincent Feltesse, plus que d’Alain Juppé.»

«Une partie de la voirie appartient à la Communauté urbaine...»

Clément Rossignol est d’autant plus surpris que le président de la communauté urbaine avait lui-même annoncé, vendredi 22 février, qu’il souhaitait une proposition en matière de « voiture partagée », lors du prochain appel d’offres du renouvellement de la délégation de service public transports (DSP), en 2014. « Il y a quand même une logique à proposer une offre de voiture partagée à l’échelle de l’agglomération, et en lien avec le réseau de bus et de tramways » souligne Clément Rossignol. « Du coup, que se passe-t-il si jamais la Communauté urbaine choisit un autre opérateur que Bolloré ? Comment tout cela va-t-il s’articuler ? C’est un débat que nous aurons vendredi 1er mars lors du conseil de CUB… » Un débat qui promet d’être « riche », annonce Clément Rossignol. Alain Juppé avait souligné durant sa conférence de presse que «le système est réversible. Comme le groupe Bolloré supporte tous les investissements et qu'il n'y a pas d'appel d'offre, nous ne sommes engagés sur aucune durée avec le système Autolib, et pouvons décider de reprendre les espaces de voirie dédiés à tout moment.»

Mais le vice-président de la CUB fait également remarquer «qu’une grande partie de la voirie, y compris à Bordeaux sur les quais, appartient à la communauté urbaine. Les demandes d’implantation des stations Autolib passeront donc par la CUB…»

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