La centrale nucleaire du Blayais. A Braud et Saint-Louis, 26 janvier 2012.
 
 La centrale nucleaire du Blayais. A Braud et Saint-Louis, 26 janvier 2012.   - SEBASTIEN ORTOLA / 20 MINUTES

Mickaël Bosredon

Approuvé le 15 novembre, le schéma régional climat, air, énergie, vise 25 % de production d’énergies renouvelables en Aquitaine d’ici à 2020. « Le potentiel est là » note Rafaël Bunales, responsable de l’Orecca (Observatoire régional énergie, changement climatique, air), qui a mené pour la première fois une étude sur la production d’énergie en Aquitaine. Mais la région reste très dépendante du nucléaire en ce qui concerne la production d’électricité. Voici ce qu’il faut retenir de cette étude.

Le nucléaire omniprésent. Quasiment 90 % de l’électricité en Aquitaine est d’origine nucléaire, pour seulement 7 % d’origine renouvelable (principalement hydraulique). Au vu de cette dépendance, « il serait impensable de faire fermer à court, ni même à moyen terme, une centrale » assure Rafaël Bunales.

Un potentiel pour les énergies renouvelables existantes. Elles représentent environ 16 % de la production d’énergie en Aquitaine, même s’il n’est pas possible de connaître avec exactitude leur part, notamment « en raison d’un manque d’information sur l’origine des combustibles utilisés pour la production de chaleur dans les centrales de cogénération », soulève l’étude. Toutefois, certaines filières, comme le bois, qui représente 40 % de la production d’énergie primaire (énergie directement disponible sur le territoire) en Aquitaine, montrent un potentiel important. « La région a également une capacité à développer l’hydroélectricité et la géothermie, même si cette dernière est encore peu exploitée » note Rafaël Bunales.

Des filières à développer. Avec un ensoleillement annuel moyen représentant 1 400 kWh/m2, « l’Aquitaine est une région propice à l’utilisation de l’énergie solaire » assure l’étude. La région se classe actuellement au cinquième rang des régions les plus équipées. En revanche, elle ne compte toujours aucune éolienne sur son territoire, même si une ZDE (zone de développement de l’éolien) a été autorisée dans le Médoc pour l’installation d’un parc. Concernant les énergies marines, seul un projet d’hydrolienne est actuellement expérimenté à Bordeaux.