Leognan, 18 octobre 2012. - Christian Maviel, directeur de Cacolac, presente les cannettes de vins rouges de Bordeaux, de vin blanc et de rose qu'il va commercialiser en Angleterre avant la marche francais en 2013.
Leognan, 18 octobre 2012. - Christian Maviel, directeur de Cacolac, presente les cannettes de vins rouges de Bordeaux, de vin blanc et de rose qu'il va commercialiser en Angleterre avant la marche francais en 2013. - S. ORTOLA / 20 MINUTES

Propos recueillis par Elsa Provenzano

Christian Maviel, directeur de Cacolac, l'entreprise familiale qui confectionne la boisson chocolatée à Léognan (en Gironde), annonce que l’usine va remplir dès décembre trois à quatre millions de cannettes de vins pour le marché britannique. En attendant de se lancer à l'attaque du marché français.

Comment est née l’idée de se lancer sur le marché des cannettes de vin?

L’année dernière lors de Vinexpo (salon international du vin organisé à Bordeaux) nous avons eu une proposition de remplissage pour une entreprise australienne qui exporte du vin en cannettes au Japon. L’usine obtient un agrément spécifique pour cette activité en 2011 et devient  opérationnelle à 100% à la fin du mois de février 2012. La première remise intervient début avril. Cela a bien démarré alors on s’est alors posé la question: est-ce qu’on remplit des volumes alloués juste pour les clients ou aussi pour nous? Et, nous avons choisi de nous lancer d’abord sur le marché du Royaume Uni, plus ouvert que la France, nous semble t-il. Des cannettes de vin vont y être commercialisées début décembre. Elles existent déjà aux Etats-Unis.

Quels sont les types de vins proposés?

Le rouge, c’est uniquement du Bordeaux, il y a aussi du blanc, du rosé (origine France) et des vins aromatisés, préparés à partir de vins et de jus de fruits. On propose, par exemple, un mélange de rouge et de fraises de Marmande. Au total, trois vins standards et quatre aromatisés vont être lancés sur le marché britannique. On équilibrera ensuite en fonction de ce qui marche.

Quelles sont les garanties pour le consommateur en termes de qualité?

Il faut dire que la cannette est neutre: elle ne donne pas de goût au liquide. Avant c’était de l’acier alors que maintenant c’est de l’aluminium, inerte. C’est surtout l’assemblage réalisé avec un oenologue qui compte et nous garantissons le produit  pendant cinq ans.

L’association vin et cannette n’est-elle pas difficile à concilier? En particulier quand on vise le marché français?

Les petits cubi (Bag in box) faisaient rire lorsqu’ils ont été lancés il y a 20 ans et maintenant, c’est très tendance. L’image du vin en bouteille, c’est sûr que cela peut être un frein à la mise sur le marché français, prévu au printemps 2013, mais il faut comprendre que c’est complètement déconnecté de la consommation française, symbolisée par une bouteille sur la table. On n’est pas sur le même marché que les grands crus mais sur un milieu de gamme et on ne prétend pas vendre du vin de garde. On veut le développer comme une boisson festive, en dehors du cadre du repas. A noter qu’il existe une paille avec trois trous, dont deux sur le côté qui permettent que le vin rouge n’aille pas directement au fond de la gorge, pour une meilleure dégustation.

Quels sont les avantages apportés par le conditionnement en cannettes ?

Ce sont des cannettes de 200 ml, calibrées pour une consommation raisonnée et il n’y a pas de perte comme lorsqu’on ouvre une bouteille, par exemple. C’est un produit nomade, que l’on peut emporter avec soi et très solide. Le récipient en cannettes nous permet de cibler les 18 à 40 ans et de nous distinguer de la concurrence.

>> Boire du vin en cannette, ça vous tente? Donnez-nous votre avis dans les commentaires ou écrivez-nous à reporter-mobile@20minutes.fr

L'usine Cacolac en chiffres

L’usine de Léognan (Gironde) fait 8.000 m2 et produit 150 à 160.000 bouteilles de Cacolac par jour. Les ventes de la marque sont stables même si la saison estivale a été difficile, à cause de la mauvaise météo.