Essai Subaru Outback: le couteau suisse made in Japan

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Publié le 23 février 2010.

AUTO - Un break polyvalent et familial, concurrent direct de la gamme Audi A4...

Subaru doit sa renommée aux performances de l’Impreza en championnat du monde des rallyes ainsi qu’aux redoutables prestations des versions «civiles» qui en sont dérivées. Au point d’éclipser le reste d’une gamme pourtant réellement digne d'intérêt. Démonstration avec le nouvel Outback, break format familial qui joue avec aisance la carte de la polyvalence route-chemins.

Comme Jacob et Delafon ou Roux et Combaluzier, Subaru s’accorde quasi-exclusivement au terme Impreza. La «faute» en incombe à la fois aux résultats obtenus par la bête en championnat du monde des rallyes, à l’excellent rapport prix/prestations des versions routières qui en dérivent et se succèdent depuis une quinzaine d’années, mais aussi, et c’est une spécificité française, à la dotation des Brigades rapides d’intervention de nos chers Pandores. Résultat des courses, la marque s’est un peu malgré elle enfermée dans une culture mono-produit et peine à faire connaître une gamme intéressante, laquelle comprend notamment le Forester, petit 4x4 rival des Toyota Rav4 et autres Nissan X-Trail, et l’Outback, break de loisirs qui boxe dans une catégorie dominée par les Audi A4 et A6 Allroad et autres Volvo XC70. Autant de solides concurrentes, à la fois en terme d’image et de prestations, mais face auxquels la nippone semble avoir de solides arguments à faire valoir.

 

Une allure de baroudeur

 

Longue de 4,78 m, soit 6 cm de plus qu’une A4 Allroad et 6 de moins qu’une Volvo XC70, l’Outback offre un gabarit relativement imposant. Une impression renforcée par le fait qu’elle campe sur des roues de 17 pouces chaussées de pneus à flancs haut. Eléments qui, combinés aux rails de toit fournis en série, contribuent à rehausser visuellement le véhicule et lui donner une allure de baroudeur. Malgré cela, l’Outback cultive une certaine neutralité stylistique, faisant par exemple l’impasse (à moins de piocher dans le catalogue des accessoires) sur les protections de carrosserie en plastique dont se parent ses rivales. Tant mieux pour la discrétion… et tant pis pour les éventuelles rayures qui pourront signer les escapades hors-bitume.

On regrettera également que Subaru n'ait appliqué plus de soin aux matériaux utilisés à bord et au design de l’habitacle. Certes, l’ergonomie des commandes est bonne, l’équipement de série à la hauteur, et le GPS implanté judicieusement. De même, les ajustages de mobiliers satisfont. Rien à jeter, et pourtant... Il se trouve que l’Outback doit composer avec la concurrence frontale de produits Audi qui se posent justement en référence dans les domaines du design et de la qualité perçue. Et sur ce point, la comparaison tourne clairement en faveur des teutonnes. Avant de se délester de 34 900 € (rajouter 5000 € pour la version la plus huppée, avec intérieur cuir, toit ouvrant en verre, camera de recul et GPS), ces éléments peuvent avoir leur importance. L’Outback prend sa revanche avec un volume de coffre variant de 526 à 1726 litres contre 490/1430 litres à une A4 Allroad Quattro...

 

 

Pierre-Olivier Marie
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