Essentiel. Le mot d'ordre du 21e Cahier d'Inspirations développé par l'Observatoire de la Maison. Trois parcours présentés aux professionnels lors du salon Maison & Objet jusqu'au 11 septembre. L'essence du design de demain décryptée par trois tendanceurs.
Minimum. « Un travail prospectif et aussi un parti pris », précise d'emblée Elizabeth Leriche. « Les objets tendent vers la transparence, s'effacent et laissent la place à l'espace. » Le fauteuil cube en plexiglas, créé par Tokujin Yoshioka pour Kartell, illustre parfaitement cette tendance (voir photo). Sobriété, lignes épurées, dégradés où la couleur s'efface peu à peu, le design renonce à la surcharge. « Faire le choix du meilleur en privilégiant le moins », tel est le nouveau credo des designers. « Aujourd'hui, on aspire à se libérer l'esprit, alors, le luxe, c'est libérer de l'espace pour mieux réfléchir et revenir à l'essentiel. »
Element(s). Retour à l'élémentaire pour François Bernard avec des formes géométriques simples, presque archétypales : « Le supplément d'âme est donné par la matière et la surface de l'objet. Transparence, translucidité, nuages ou encore buée évoquent l'eau, l'air et convoquent les éléments », analyse François Bernard. Les molécules et l'atome reviennent comme un leitmotiv. « Comme si la vieille physique fascinait », constate François Bernard. Ainsi, le vinaigrier d'Elium-Studio évoque les instruments d'un laboratoire.
Yes future. Vincent Grégoire ne regarde pas demain, mais après-demain. « Nouvelles matières, nouveau mode de vie virtualisé, problèmes liés au manque de matière première et d'énergie. Voici des données qu'intègrent désormais les designers », affirme-t-il. dans le futur, le design (est) et sera de plus en plus immatériel : « On structurera l'espace avec de la lumière et du son. » Les nouvelles technologies dessinent les contours d'un monde inédit où « le bien-être et le confort seront le véritable luxe ». Terminé l'avoir, la tendance, c'est être.