Université d'été du PS: A La Rochelle, Manuel Valls fait un tabac

29 contributions
Publié le 25 août 2012.

POLITIQUE - Le ministre de l'Intérieur a pu tester sa popularité auprès des militants...

Le nombre de journalistes suivant le politique est généralement un bon indicateur sur son influence au sein du parti. A La Rochelle, Manuel Valls a fait une apparition remarquée ce samedi en fin de matinée. Il animait, notamment avec Benoît Hamon, un atelier très suivi sur la manière de reconquérir les classes populaires. Quand David Assouline, le maître de cérémonie a cité les deux ministres, ils ont été tous les deux très applaudis. Match nul. Mais à l’issu de l’atelier, c’est bien Manuel Valls qui a pris le dessus. A la tribune, le ministre de l’Intérieur a fait une grosse impression. 
 
Incisif, celui qui a été critiqué par certains camarades pour sa gestion du dossier des Roms, n’a rien lâché. Il a scandé son triptyque «sécurité», «Nation», «République». Il a littéralement mouillé la chemise, écrasé par la chaleur rochelaise. «La République, c'est d'abord la France, parce que c'est une belle idée, parce que nous devons en être fiers, parce que la gauche a laissé trop souvent à d'autres, la droite et l'extrême droite, ses couleurs, son hymne national, son histoire, ses valeurs, la Nation», a-t-il lancé.
 

«Lorsqu’il prend la parole, tu écoutes»

Aux socialistes, il a demandé  «de prendre conscience que nous avons besoin de soutenir la police et la gendarmerie, notamment quand on leur tire dessus, car ceux qui leur tirent dessus ne le font pas au nom d'une révolte ou d'une révolution mais pour empêcher que les forces de l'ordre interviennent dans les quartiers pour démanteler les trafics d'armes, les trafics de drogue». Et oui, il va «continuer à mener les démantèlements de campements où il y a de la misère sanitaire, sociale». Une provocation à La Rochelle qu’on a connu frondeuse quand Ségolène Royal évoquait, il y a cinq ans – c’est vrai une éternité – les mêmes thèmes? Pas du tout, Manuel Valls récolte une salve d’applaudissements prolongés pour son intervention.
 
A la sortie, l’ex-député-maire d’Evry est escorté par une nuée de journalistes. Des militants le saluent, le félicitent, il sourit. Savoure en faisant le tour des stands pour saluer untel ou untel. Benoît Hamon quitte le parvis de l’Encan dans une relative indifférence. Il est l'un des ministres les plus populaires du gouvernement Ayrault. «C’est son poste qui veut ça, mais il faut avouer que lorsqu’il prend la parole, tu écoutes, il a de l’autorité», admet un député socialiste plutôt proche de Benoît Hamon. «Il a explosé pendant la campagne, mais il faudra bien qu’il sorte un jour de ce rôle». En tout cas, désormais, Manuel Valls, qui avait obtenu un peu moins de 6% à la primaire, compte. Dans la tambouille interne en vue du prochain congrès, une place est réservée pour ses troupes. «Il a désormais un lieutenant  (Luc Carvounas, maire d’Alfortville, ndlr) avec qui négocier», note même, en plaisantant, un cadre du parti.
Maud Pierron, à La Rochelle
Newsletter
La 13H

Votre point info
de la mi-journée

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr