POLITIQUE - Cette journée de rentrée politique en Conseil des ministres aura permis d'aborder des sujets de crise au rang desquels le plafond du Livret A et le prix du carburant. Qu'en a pensé la sphère politique?...
Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche). «Les socialistes regardent leur nombril, ils devraient regarder le monde.»
Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP. Il a exprimé «sa déception et son inquiétude» face à ce qu'il qualifie de «mesurettes inefficaces» annoncées par Jean-Marc Ayrault.
Florian Philippot, vice-président chargé de la stratégie et de la communication du Front national. «Sur le sujet migratoire comme sur tous les sujets, notamment économiques et sociaux, j’ai vu un
Jean-Marc Ayrault qui bredouillait, qui n’était pas dans l’action, pour une raison assez simple en fait, c’est que comme les gouvernements précédents, il butte sur une contradiction fondamentale, c’est qu’ils n’ont plus les manettes.»
Carburants
Jean-Louis Schilansky, président de l'Ufip. «Les déclarations du Premier ministre vont dans le bon sens. On avait dit depuis le début que pour atténuer l'augmentation des prix des carburants, il fallait d'abord jouer sur les taxes, le gouvernement reconnaît cette réalité.»
Jean-Vincent Placé, président du groupe EELV au Sénat. Il a appelé à dépasser les «mesures circonstancielles» sur le
prix des carburants, tout en réaffirmant le soutien de son camp au gouvernement.
Livret A
Jean-Christophe Lagarde, porte-parole du groupe centriste UDI à l'Assemblée. «Le relèvement du plafond du Livre A est une décision démagogique injuste socialement et absurde économiquement.»
Benoist Apparu, ancien ministre du Logement de Nicolas Sarkozy. «Le lien entre plafond du Livret A et construction de logements sociaux est quasi inexistant». C’est «une mesure d'affichage sans grande efficacité pour la construction de logements sociaux.»
Valérie Pécresse, ancienne ministre du Budget de Nicolas Sarkozy. «Le relèvement du plafond du Livret A est une mesure anti-entreprises.» Elle a dénoncé un retour à «la gauche archaïque». «Les Français vont être incités à investir dans le Livret A plutôt que dans les entreprises.»
Christian Estrosi, maire de Nice. «La France a besoin d'épargne à long terme pas d'un livret A plus large. La Cour des Comptes l'a déjà rappelé.»
B. de V.