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Publié le 10 août 2012.

JO / BMX - Présents à Londres pour remporter l'or, les «riders» français s’en vont finalement bredouilles…

De notre envoyé spécial à Londres,

Ils étaient venus à Londres pour décrocher des médailles en pagaille, si possible d’or, chez les hommes comme chez les femmes. Finalement, les «riders» de l’équipe de France de BMX ne rapporteront en France que des écorchures aux coudes, des genoux ensanglantés et des casques amochés. Après les finales de vendredi, le bilan est tout simple pour la DTN: un sinistre zéro pointé, malgré deux places de finalistes (Le Corguillé 4e et Pottier 7e chez les femmes). Devant un résultat d’ensemble aussi famélique, Fabrice Vettoretti a craqué: «Ce qui me fait mal, c’est de voir l’état dans lequel sont mes athlètes. On avait fait un bon travail. Et là, tout ce qu’on a fait depuis quatre ans s’envole en une journée», murmure l’entraîneur des Bleus, incapable de masquer ses larmes sous ses lunettes de soleil.

Quatre ans après le doublé de Chausson et Le Corguillé à Pékin, le BMX français a donc été corrigé. Mais il n’a pas forcément régressé. Après leurs courses, les athlètes français évoquaient tous un manque de réussite puisqu’ils ont à peu près tous été pris dans des chutes. Joris  Daudet sentait qu’il avait le podium à portée de main avant de mordre la poussière. «C’est décevant quand on sait qu’on a le potentiel. J’étais venu là pour apporter une médaille à la France. Maintenant, je ne sais pas où j’en suis, ni ce que je vais faire.»

Une compétition d’une rare densité

Magalie Pottier et Laétitia Le Corguillé ne sont pas passées loin non plus, mais en finale, leur départ moyen les a condamnées. Pour Fabrice Vettoretti, les raisons du fiasco sont multiples. L’inexpérience des pilotes français, impressionnés par l’arène olympique. Le vent, très changeant entre la course et les essais. Le manque d’agressivité des «riders» sur les manches décisives. Et surtout le niveau général de la compétition, d’une rare densité. «J’ai rarement vu ça. Maintenant, on doit rebondir, on est habitués à avoir beaucoup de réussite. Des carreaux comme ça on n’en prend pas. Mais c’est une nouvelle expérience. Il va falloir encaisser.» En commencer par panser toutes ces plaies.

Romain Scotto, à Londres
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