Basket: Equipe de France féminine, les raisons d'une success story

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Publié le 10 août 2012.

JO / BASKET - Les filles de Pierre Vincent disputeront la finale du tournoi olympique samedi contre les Etats-Unis...

De notre envoyé spécial à Londres,

Il n’y a que la plus ancienne du groupe pour témoigner. Depuis 2001, Edwige Lawson n’a jamais évolué dans une équipe de France aussi forte. Qualifiées pour la finale du tournoi olympique après leur victoire face à la Russie, les filles de Pierre Vincent sont les premières de l’histoire des sports co féminins tricolores à atteindre ce stade aux JO. Voici sur quoi repose leur réussite…

Cinq ans de travail. L’aventure olympique n’ pas commencé il y a deux semaines quand les filles ont posé leurs valises à Londres. Dès sa prise de fonction à la tête des Bleues, il y a cinq ans, Pierre Vincent avait fait de l’objectif olympique une priorité. Etape par étape, l’équipe s’est lentement construite. «On ne s’est jamais crues trop belles, clame Céline Dumerc. On est passées par une qualif’ au fin fond de l’Europe. Puis le championnat d’Europe et là ça nous tombe dessus. On a commencé à avoir un peu de confiance, d’alchimie entre nous et un jeu qui commence à se construire.» Jusqu’à atteindre le niveau des toutes meilleures équipes. «On se comprend en un regard, il n’y a pas plus fort», enchaîne Emilie Gomis, présente en 2009 lors du titre de championnes d’Europe. Mais à l’entendre, les prestations d’aujourd’hui sont encore plus abouties.

Des filles libérées. En douze ans de carrière en bleu, Edwige Lawson n’avait pas souvent vu un groupe aussi détendu. La force de cette équipe, ce sont ces filles naturelles, qui vivent l’expérience olympique à 100%. «Il y a des filles qui pleurent à la fin des matchs. Elles vivent leurs émotions à fond. Certaines sont des petites gamines. Elles vont dire sur le banc qu’elles sont stressées ou autre chose. Ce côté naturel, c’est un gros plus.»

Des individualités au top. N’allez pas dire à Céline Dumerc qu’elle mérite le titre de MVP du tournoi. «Ce n’est pas du tout l’un de (ses) objectifs. Il faut d’abord avoir une équipe qui gagne». Pourtant, la meneuse française a atteint à Londres un niveau «stratosphérique» pour reprendre les termes de son coach. Individuellement, des joueuses comme Isabelle Yacoubou, Sandra Gruda ou Emilie Gomis arrivent aussi à maturité. Parfaitement couvées par la plus ancienne du groupe, Edwige Lawson, encore auteur de 16 points contre les Russes, dont un carton plein à trois points. A 33 ans passés, s’il vous plaît.

Un coach plébiscité. Et dire qu’il a trimé avec Villeurbanne pour se maintenir eu Pro A cette saison. A Londres, Pierre Vincent renoue avec le plaisir de gagner des matchs. Il accueille aussi avec plaisir les lauriers tressés par ses propres joueuses. «C’est un magicien, il fait des merveilles. Sincèrement, c’est l’un des meilleurs», glisse Florence Lepron qui tient à sa place en finale apparemment. Pour Céline Dumerc, la grande force du sélectionneur est d’avoir su donner confiance à son groupe. «Il est le chef d’orchestre qui facilite les choses. Il a toujours fait comprendre que l’équipe de France n’appartenait à personne. Avec lui, c’est l’équipe et pas une joueuse.» Calme, Vincent n’est pas non plus du genre à extérioriser ses frustrations. Ses consignes passent parfaitement depuis le banc où on le voit très rarement s’affoler. Un peu comme ses joueuses depuis le début du tournoi, finalement.

Romain Scotto, à Londres
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