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Publié le 7 août 2012.

JO / BMX - Engagé dès mercredi dans les qualifications de l'épreuve olympique, le Français évoque les courses de l'intérieur...

De notre envoyé spécial à Londres,

Même s’il assume son côté surfeur, Moana Moo Caille préfère dévaler les terrains bosselés avec son mini-vélo que les grosses vagues de La Réunion où il est né. Médaillé de bronze lors des derniers mondiaux de BMX, le Français vise un podium à Londres où il entamera sa compétition mercredi lors lors des qualifications. Petite incursion sous le casque du rider français.

Sur la ligne de départ: «Pour ma part, j’ai tendance à faire le vide quand je me positionne sur la grille. Je me projette sur ma course, mais pas trop loin. Je me remets en tête la bonne gestuelle technique. Une fois que les ordres sont lancés, c’est le silence. Je ne pense strictement à rien du tout hormis me concentrer sur les ordres du starter. Plus on est concentré, moins on a de pensées. Je me mets au calme, mais dans ma tête ça tambourine un max. Je me dis qu’il va falloir tout casser. Je regarde mes adversaires et je me dis: "Y’a pas moyen, aujourd’hui, c’est moi. Ce ne sera pas eux. Je vais les battre."»

Les premières bosses: «Je me concentre uniquement sur la première ligne. En BMX, à partir du moment où on sort en tête du premier virage, 90% de la course est faite. Je me dis qu’il faut faire le geste parfait, que je sais comment faire. Je me le répète aussi sur les premières bosses parce qu’on est vite à 60, 65 km/h. On se concentre sur la position à avoir sur le bike, la reprise de pédalage et je me mets en pilotage automatique. Tout se fait à l’instinct. Que ce soit au niveau des trajectoires ou de la gestuelle technique sur les bosses. En 30 secondes, on n’a pas trop le temps de calculer.»

La bagarre en course: «Si on a deux trois pilotes devant nous, on a un tas d’informations qui arrivent. On les voit prendre des trajectoires différentes, on essaye de se positionner en se disant, dans le prochain virage, j’irai à l’extérieur pour plonger à l’intérieur. Ça va très vite. Mais durant les manches qualificatives, on est un peu plus posé. Si on est en tête, on peut essayer de faire un déhancher sur telle bosse pour faire plaisir au public. J’aime bien faire le show quand il y a beaucoup de monde et que ça gueule un peu. Ça a tendance à me surbooster. Après, si tu te retrouves paumé au fin fond de la campagne comme ça arrive sur les manches de Coupe de France par exemple, bon là, tu te fais un peu chier. Mais ici à Londres, ça va être génial. On va tous se transcender.»

Propos recueillis par Romain Scotto, à Londres
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