Londres 2012: «Reconfirmer, c'est très grand», raconte Mahiedine Mekhissi-Benabbad

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Publié le 6 août 2012.

JO / ATHLETISME - Le Français remporte une 2e médaille d'argent consécutive sur le 3000m steeple...

Propos recueillis par notre envoyé spécial à Lodnres,

Il y a quatre ans, il était sorti de nulle part ou presque pour décrocher l’argent. Cette fois, Mahiedine Mekhissi-Benabbad était attendu au tournant. A Londres, le statu du Rémois est bien différent de celui de Pékin. Mais le résultat est le même: pour la 2e fois de suite, il est vice-champion olympique, entre deux Kenyans.

Qu’est-ce que vous ressentez après cette nouvelle médaille d’argent?

Beaucoup de fierté. Le fait de gagner encore l’argent, ce n’est pas rien. Reconfirmer, c’est très grand. Je n’ai pas de regrets à avoir. Le plus dur, c’était de reconfirmer. Le statut de leader, ce n’est pas facile, défendre une médaille non plus. Mais c’est le meilleur qui a gagné. C’est l’uns des Kenyans les plus titrés. Je lui tire mon chapeau.

Vous pensez que vous aviez les jambes pour l’or?

J’avais de bonnes sensations, j’étais bien. Mais les Kenyans ont basé leur course sur moi. Mais je n’ai pas de regret à avoir, parce que j’ai tout donné, à la fin je n’avais plus de force. Kemboi n’est pas double champion du monde pour rien. Je perds contre une légende.

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Vous êtes surpris par son attaque…

Il la fait à 300 mètres. C’est le moment de l’obstacle, je suis concentré sur le franchissement. Il a mis une attaque, j’étais mal placé, parce que je n’ai pas le droit d’être 4e. Mais c’est le plus rusé qui a gagné. Je vous rappelle quand même qu’à 200m, je ne suis même pas sur le podium. En fait ça se joue à 700 mètres, quand Kipruto tombe, il me touche le genou.  J’étais plus concentré sur mon genou et je suis sorti de la course.

Deux médailles d’argent olympiques consécutives, c’est rare. Qu’est ce qui va vous motiver maintenant?

Je ne suis pas encore champion olympique, je ne suis pas champion du monde. Quand j’aurai eu ses titres je n’aurai plus rien à prouver. Aux prochains JO, j’aurai 31 ans. Ce n’est pas si vieux.

Antoine Maes
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