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Publié le 4 août 2012.

JO / TENNIS - Le Français classe cette médaille d'argent au sommet des moments vécus depuis le début de sa carrière...

De notre envoyé spécial à Londres,

 

Longtemps, Jo-Wilfried Tsonga se souviendra de ces deux drapeaux français déployés dans le ciel du Center Court de Wimbledon. Même si celui des Américains flotte un peu plus haut, après leur victoire en finale contre la paire Tsong-Llodra, le numéro 1 tricolore a vécu un grand moment en décrochant l’argent des JO. Peut-être le plus grand de sa carrière, confie-t-il avant de quitter Londres.

Avez-vous des regrets après cette finale perdue?

On peut toujours en avoir. Mais sur la compétition, on s’est donnés à fond. On n’est pas des machines programmées pour être parfaites. Dans l’ensemble, on a fait une bonne finale. Les Américains étaient très très bons. Bien sûr, on est déçus, on a ce sentiment d’inachevé. Mais on va réaliser qu’on a fait un truc extraordinaire.

Vous sentez-vous athlète plus que tennisman avec cette médaille autour du coup?

Oui, je me sens dans la peau d’un athlète. Souvent on est mis à part, on est considérés comme un sport élitiste, différent où on gagne plus d’argent que les autres. Nous, ça nous touche beaucoup. Parce que ce n’est pas de notre ressort. Au départ, quand on fait du sport, on aime les émotions que ça procure. On aime le jeu, tout simplement. On est des compétiteurs, des joueurs. Avant d’être des joueurs de tennis, on est des sportifs. Nous aussi, on joue pour les valeurs de l’olympisme. Pour les valeurs du sport. On est fiers parce qu’on a montré qu’on faisait partie des Jeux olympiques à part entière.

Qu’avez ressenti aujourd’hui par rapport ce que vous connaissez déjà?

Ça restera l’un des plus beaux moments de ma carrière. Nous, on aime ça, être ensemble, partager, jouer pour la France. On se donne à fond. Pour moi, c’était extraordinaire de monter sur le podium avec Micka, Richard et Julien. J’en avais des frissons. Je vais sortir de ces Jeux en étant fier et en ayant profité de chaque instant.

Où placez-vous cette médaille plus précisément?

Pour moi, ça fait partie de mes plus grands moments de sport. De tennis. Je la mets à la même hauteur que ma victoire à Bercy.

En termes d’émotion, est-ce comparable à la Coupe Davis?

Je pense que c’était différent. C’était quelque chose d’encore plu gros. La coupe Davis, on représente juste le tennis, et là juste la délégation française. On se rend compte qu’on fait partie de tout un groupe. Pas seulement l’équipe de France de tennis. Quand on a pris nos quartiers au Village, on a senti cet engouement. A chaque fois qu’on rencontrait un Français, on avait envie d’aller lui parler, partager des choses. C’est quelque chose d’unique et d’extraordinaire.

La dynamique de l’équipe de France qui gagne beaucoup de médailles vous a-t-elle inspiré?

Oui, moi c’est Tony Estanguet qui m’a marqué. J’ai vu des images de son parcours au ralenti où il a les yeux rivés sur les portes. Il avait vraiment une expression qui résumait sa descente. C’était extraordinaire. Et «Lio» (Lionel Roux, l’entraîneur de l’équipe de France) me disait avant chaque match: «Rappelle-toi les yeux de Tony.»

Propos recueillis par Romain Scotto
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