Londres 2012: Grégory Baugé vous présente son «outil de guerre»

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Publié le 5 août 2012.

JO / CYCLISME - Le pistard, aligné sur la vitesse individuelle, raconte son rapport à sa machine...

De notre envoyé spécial à Londres,

Il pèse 7,4kg, coûte à l’achat à peu près 10.000 euros pièce, et a nécessité deux ans de développement. Nom de code: L96. «J’ai l’impression que c’est vraiment mon vélo, qu’on ne fait presque qu’un», sourit Grégory Baugé. Pour le pistard français, spécialiste de la vitesse individuelle qui dispute les quarts de finale ce dimanche, c’est plus qu’un simple outil destiné à le rapprocher un peu plus de l’or olympique. «C’est un plus psychologique, même si le plus important, c’est l’athlète qui pousse la machine», prévient le Cristollien.

Pas de petit nom, pas de customisation. Ce qui fait du vélo de Grégory Baugé un engin si particulier pour lui, c’est qu’il a grandement contribué à sa création, en partenariat avec Look, l’entreprise qui fournit tous les vélos de la FFC depuis vingt-quatre ans. «J’ai amené mon ressenti. Il répond à chaque effort. Si un petit truc ne va pas, en compétition, c’est tout de suite un petit moins psychologiquement. Et du coup, j’ai l’impression qu’il a été fait pour moi», sourit Grégory Baugé. Evidemment, la machine sera la même pour Mickaël D'Almeida et Kevin Sireau, à quelques ajustements près. 

«C’est comme au poker: tu sors ta carte et t’étales tout le monde» 

Et la logique est la même pour toute l’équipe de France de vitesse, entre performance de ce vélo et ascendant psychologique sur les autres. «A Pékin, on avait su plus tard que les Anglais avaient développé des casques, des roues, des textiles…  Pour nous, ce vélo, c’est comme au poker: tu sors ta carte et t’étales tout le monde», se marre Baugé, qui n’aura que deux machines à Londres, «en cas de casse».

Evidemment, les adversaires ont eux aussi leurs petits secrets à dévoiler au dernier moment. Au bord du vélodrome, tout le monde découvrira ce qui se mijote autour des équipements depuis plusieurs mois. L’espionnage? «Ça existe, promet Grégory baugé. Les étrangers n’auront pas l’occasion de le voir avant les JO. Et le jour J, tout le monde va dévoiler son arme, parce que c’est un outil de guerre.» Que le Français espère bien conclure par une médaille d’or.

Antoine Maes
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