Londres 2012: Florent Manaudou, un sprinter pile à l'or

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Publié le 3 août 2012.

JO / NATATION - Personne n'attendait le titre olympique du frère de Laure, dans l'Aquatic center de Londres...

De notre envoyé spécial à Londres,

Il y a huit ans, au bord du bassin d’Athènes, un jeune nageur voyait sa grande sœur décrocher le premier titre de la natation française. Formé à bonne école, Florent Manaudou avait émis ce jour là le rêve de participer un jour aux JO, lui aussi. Mais de là à se couvrir d’or dès sa première sélection olympique à Londres, le sprinter marseillais n’aurait peut-être pas misé son slip de bain sur le déclenchement d’un tel tsunami. «Ce n’est pas que je ne pensais pas être champion olympique. Mais je pensais que les trois autres étaient plus rapides», confesse celui qui hésitait encore entre la nage libre et le papillon il y a un an.

Et puis tout s’est enchaîné, de sa qualification à Dunkerque à cette finale parfaite, conclue dans les bras de sa sœur Laure, en pleurs après être passée à côté de ses Jeux. «Je ne sais pas comment expliquer ce 21’34 en finale des Jeux olympiques, avoue son entraîneur Romain Barnier, assommé par l’exploit de son élève. Je sais qu’on a travaillé pour, qu’on s’est creusé la tête sur cette discipline. Quand je vois la décontraction d’avant course, le sourire, ce qu’il a fait, je ne l’imaginais pas. Je ne m’y attendais tellement pas, c’est irréel.»

Trois sodas avant la course

Pour expliquer cette course folle, le jeune nageur évoque sa décontraction, la clé de sa victoire. L’après-midi de sa finale, il n’a pas eu de mal à s’endormir pendant sa sieste et a avalé trois sodas, indique Lionel Horter. «Il a évolué très vite dans les deux derniers jours, poursuit Barnier. Il avait la crainte de passer des tours au début, il m’a dit: "j’ai fait mon truc en me qualifiant en finale, on ne pourra rien me reprocher".» A savoir prendre la place de Frédérick Bousquet, son beau frère non qualifié pour les Jeux. Arriver à Londres dans la peau d’un outsider l’a clairement avantagé, analyse quant à lui Christian Donzé, le DTN français. Dans l’Aquatic Center les plus grands nageurs à l’image de Phelps ont eu toutes les peines du monde à conserver leurs titres olympiques. Pour le plus grand bonheur de tout le clan français.

Romain Scotto, à Londres
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