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Publié le 3 août 2012.

JO / JUDO - Ses adversaires à Londres témoignent après leur combat perdu contre le nouveau champion olympique...

De notre envoyé spécial à Londres,

A chaque fois, la même mine déconfite et une odeur de sueur à vous étourdir tout un dojo. A quelque chose près, les cinq adversaires de Teddy Riner ont vécu le même calvaire pendant leur tournoi olympique. Impossibilité de lancer une attaque construite, de poser correctement leurs mains sur le kimono ou de bouger le poids lourd français. Même si le champion olympique n’a pas proposé le plus beau judo de sa carrière, tous ses adversaires ont quitté le tatami londonien lessivé. Parfois écœuré.

Sur les cinq battus du jour, seuls deux étaient trop déçus (le Cubain Brayson et le Coréen Sung-Min Kim) pour commenter la performance du Guadeloupéen. Le polonais Wojnarowicz était le premier sur la liste des victimes, en tout début de journée. Bizarrement, le préposé du premier tour a été l’un des plus méritants puisqu’il a tenu l’intégralité du combat sans tomber et ne s’est incliné qu’au jeu des pénalités. Une vraie performance face à Riner qui avait gagné 75 de ses 78 derniers combats par ippon avant de l’affronter.

«Inch Allah, j’ai tenu quatre minutes déjà»

«Pour moi il est trop fort, il va trop vite. Sa garde est très puissante. Je ne pouvais pas gagner. C’était perdu d’avance. J’avais déjà perdu deux fois contre lui. Là, ce n’est que la troisième. L’affronter au premier tour, ce n’est vraiment pas de chance.» Au tour suivant, le bibendum tunisien Jaballad a lui aussi réussi un petit exploit en poussant le Français dans la dernière minute. «Inch Allah, j’ai tenu quatre minutes déjà», soufflait celui qui a lancé une seule attaque pendant son combat. 

Impuissants, Brayson et Sung-Min Kim se sont donc esquivés après s’être fait corriger par le colosse Français. Le dernier de la liste n’a quant à lui pas pu se défiler. En tant que médaillé d’argent, Alexandr Mikhaylin était obligé de s’exprimer, malgré l’inimitié qu’il voue à Riner. «Il est jeune et tenace. C’est très dur de lui faire lâcher le kimono. Je n’ai pas de regrets parce que j’ai fait le mieux que je pouvais contre lui. Il est plus fort», indique le barbu russe, qui a tout de même soulevé le bras du Français à la fin du combat. Une vraie marque de respect.

Romain Scotto, à Londres
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