L'ancien ministre Christian Estrosi, qui a déposé une proposition de loi pour sortir des 35 heures, a confirmé vendredi son intention de briguer la présidence de l'UMP si ses idées ne sont pas reprises par son mouvement politique.
Le député-maire de Nice a annoncé sur RTL avoir déjà recueilli 3.000 parrainages sur les 8.000 nécessaires pour se lancer dans une course où l'ancien Premier ministre François Fillon et l'actuel secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé font figure de grandissimes favoris.
Christian Estrosi prendra position après la première rencontre nationale à Nice, les 23 et 24 août prochains, de l'association des Amis de Nicolas Sarkozy. «La dernière semaine d'août je le confirmerai définitivement», a-t-il expliqué en précisant qu'il est tenté de se lancer lorsqu'il voit «le nombre de parrainages ou de promesses de parrainages qui arrivent tous les jours».
La défense de la compétitivité de l'économie est l'un de ses chevaux de bataille et c'est dans ce cadre qu'il a déposé une proposition de loi de suppression de la semaine de 35 heures.
La droite avait renoncé à lancer ce chantier lorsqu'elle était au pouvoir mais la refiscalisation des heures supplémentaires que vient de décider la nouvelle majorité socialiste change la donne, a-t-il expliqué. «Revenir là-dessus (les 35 heures) me semblait être contre-productif en fin de quinquennat. Mais le contexte a changé», dit Christian Estrosi dans une interview publiée vendredi par Le Figaro.
Dans sa proposition de loi, qui n'a aucune chance d'être adoptée en raison du rapport de forces entre droite et gauche, il entend laisser aux partenaires sociaux le soin de négocier par branche. La suppression des 35 heures figurera également dans les programmes de François Fillon et de Jean-François Copé.
La campagne pour la présidence de l'UMP ne connaît donc pas de répit malgré la trêve estivale que les prétendants mettent à profit pour recueillir les parrainages nécessaires à «ces primaires avant l'heure» à droite en vue de l'élection présidentielle de 2017. Pour pouvoir briguer les suffrages des militants le 18 novembre prochain, les candidats devront avoir obtenu les signatures d'au moins 7.924 adhérents du parti à jour de cotisation au 30 juin dans dix fédérations au minimum. Ils ont jusqu'au 18 septembre pour s'assurer ce sésame.
L'équipe de François Fillon, que les sondages donnent gagnant, affirme avoir d'ores et déjà dépassé les 5.000 parrainages et les soutiens de Jean-François Copé, qui devrait se déclarer le 26 août lors d'une réunion de son club «Génération France» dans les Bouches-du-Rhône, n'ont aucune inquiétude sur l'issue de la collecte.