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Publié le 3 août 2012.

JO / JUDO - Le judoka français vise un premier titre olympique chez les lourds...

De notre envoyé spécial à Londres

Comme toujours avant un grand rendez-vous, Teddy Riner est prêt. Et apprêté. Le poids lourds français qui combattra pour l’or olympique vendredi a pris soin de se refaire une beauté dans la semaine, histoire d’être à son avantage sur les photos. Sa coiffure zébrée devrait faire son petit effet quand il pénétrera dans le hangar du site d’ExCel à Londres où l’attend peut-être un premier sacre olympique.

Pour cela, le colosse français a dû gérer huit longues journées d’attente, depuis qu’il a pris place au village, la veille de la cérémonie d’ouverture. «Je suis pressé que ça commence. Je sais qu’il y a de belles choses au village, mais il ne faut pas se disperser, assurait Riner à son arrivée. Comment on fait? Et ben on reste dans sa chambre! On fait des siestes, on regarde des films, on essaie de pas regarder ce qui se passe dehors.»

Il a encouragé Gevrise Emane

Pendant une semaine, le poids lourd s’est interdit toute visite des sites olympiques. Pas question pour lui d’aller encourager les amis, sauf Gévrise Emane et Alain Schmitt, ses deux coéquipiers de club à Levallois qu’il a vu à l’oeuvre mardi. Au côté d’Ugo Legrand, Riner a donc découvert pendant quelques heures l’ambiance de la salle (assez exiguë) dans laquelle il combattra. Point barre. «Si tu commences à aller voir les autres, tu vas rester sur ce petit nuage, tu vas arriver le 3 août et tu vas te dire: c’est facile je vais faire comme lui. Mais non. Pékin m’a servi de leçon.»

Très détendu il y a quelques jours, lorsqu’il prenait la pose avec Tony Parker, Jo-Wilfried Tsonga ou Denis Brogniard, la star du judo français s’est peu à peu renfermée, ce qui ne l’empêche pas d’être «relax» selon Philippe Taurines, l’un des entraîneurs nationaux. Pour s’occuper et sortir quelque fois du village, Riner s’est entraîné avec ses «sparrings-partners» dans une université louée par la fédé. Tous les jours, il a donc alterné les courtes séances techniques, randoris (combats) et la musculation.

Il «démontait» ses adversaires à l’entraînement

«Il ne s’agit que d’une mise au point, enchaîne Taurines. A l’entraînement quand il prenait ses partenaires, il les démontait. Vraiment.» Le DTN René Rambier confirme: «Il n’a effectué que des séances courtes, basées sur la répétition des gammes. L’essentiel était de l’occuper pour éviter qu’il tourne en rond. Mais on a bien vu qu’il était très affûté.» Pesé à 128kg en début de semaine, Riner est remonté à 130kg et devrait être à 131kg, son poids de forme, le jour de la compétition. Dommage pour ses adversaires, l’ogre français a l’air en appétit ces jours-ci.

Romain Scotto, à Londres
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