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Publié le 1 août 2012.

JO/Escrime - Toujours pas de médaille pour le clan tricolore...

De notre envoyé spécial à Londres,

«Je suis venu pour acheter une Ferrari. Je repars avec une 4L». A l’image de l’épéiste Gauthier Grumier, c’est toute la délégation française d’escrime qui regarde ses chaussures, depuis le début des épreuves. Toujours pas de médaille pour l’un des fleurons de l’olympisme français (115 médailles au total, dont 41 d’or), et une immense gueule de bois que la perspective d’un historique zéro pointé n’arrange pas. Une perspective abominable pour tout le camp tricolore, d’autant que ce n’est plus arrivé depuis 1960.

«On ne peut pas dire que pour nous il y ait eu la magie olympique pour l’instant», regrette Erick Srecki, le DTN. Les deux dernières chances françaises, comme souvent ces dernières années, restent les épreuves par équipe de fleuret, évidemment sans aucune garantie. A Londres, la thèse officielle reste celle d’une équipe qui se décoincerait à la première médaille venue. «On me dit qu’il n’y a pas de spirale négative. Mais quand on voit les athlètes rentrer au village la tête basse… Les gens ne se parlent pas, ils sont tout seuls. Le collectif s’effrite, et dans ces cas-là, tu la sens la pression autour de toi», retient Hugues Obry, le responsable de l’épée masculine (pas au programme à Londres), qui commente les épreuves pour RMC. 

Obry: «Nous, on bosse, on galère dans les bouchons, alors on rogne sur l’entraînement ou la récupération»  

L’explication va évidemment bien au-delà d’un simple manque de réussite ou d’une espèce de malédiction de la Tamise. L’an passé, aux championnats du monde, la France n’avait décroché qu’une seule médaille en individuel: le bronze de Victor Sintès au fleuret. Le bilan avait été «maquillé» par deux titres: l’or par équipe à l’épée et l’argent au fleuret, les deux fois chez les hommes. «Il y avait des signes avant coureurs, reprend Hugues Obry. On perd des places régulièrement, et en face il y a des nations émergentes. C’est la fin d’un cycle, et on a attendu un peu trop longtemps».

Parce que les Français s’entraînent moins bien? «On est restés sur le même rythme de travail. Les autres ont des escrimeurs pros, qui ne font que ça, explique Hugues Obry. Nous, on bosse, on galère dans les bouchons, alors on rogne sur l’entraînement ou la récupération. Les autres s’entraînent pas mieux, ils s’entraînent plus». Pour le médaillé d’or par équipe en 2004, il faut maintenant généraliser les stages à l’étranger, «pour s’ouvrir aux autres». Et espérer, un jour, revenir à leur hauteur.

Antoine Maes
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