Londres 2012: Priscilla Gneto, la bonne surprise du judo

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Publié le 29 juillet 2012.

JO / JUDO - La judoka française décroche le bronze chez les moins de 52kg...

De notre envoyé spécial à Londres,

Elle pourrait rêver d’une grande fiesta improvisée avec tous ses proches, venus spécialement à Londres la soutenir dans sa quête olympique. Pourtant la première médaillée de bronze française de ces JO n’a qu’une hâte après son exploit réalisé dimanche chez les moins de 52kg. Manger à sa faim après quelques semaines de régime intense. «Je rêve d’une coupe de champagne, puis manger un gros plateau!», se marre la judoka de 21 ans, qui piquera dans à peu près tous les plats proposés à la cantine du village dans les jours à venir.

Avant de faire bombance, la benjamine de l’équipe de France de judo s’est donc incrustée sans gêne dans la catégorie à part des médaillés olympiques tricolores, elle qui incarne la relève au même titre que Tcheumeo, Legrand ou Riner, les champions de sa génération. «On n’a pas le temps d’attendre. Peu importe l’âge, il y a des champions olympiques à 18 ans, 20 ans, tout le monde peut le faire», sourit la jeune athlète, née en Côte d’Ivoire avant de grandir en Corse.

«Je me faisais peur moi-même à ne pas être stressée»

Fille d’un ancien footballeur et d’une handballeuse de haut niveau, c’est à Porto Vecchio que Priscilla Gneto a enfilé son premier kimono. L’ascension de la judoka s’est ensuite faite en trois étapes: un passage au pôle France, une dérogation pour intégrer l’Insep malgré son jeune âge et un engagement à Levallois, le club de Riner, où elle a pris conscience qu’elle «n’était pas nulle.» A écouter Martine Dupond, qui la coachait au bord du tapis à Londres, cette médaille récompense avant tout «une fille qui a toujours le sourire jusqu’aux oreilles. Spontanée et joueuse mais qui travaille beaucoup pour se hisser à ce niveau à son âge.»

Sa force? «Son bras gauche surpuissant.» Mais surtout son insouciance. Pour se parer de bronze, Gneto a abordé sa compétition comme un vulgaire championnat régional de cadettes. «J’étais ultra détendue, je me faisais peur moi-même à ne pas être stressée. Je l’étais encore moins que sur les autres compètes», indique celle qui ne se voyait pas aux Jeux il y a encore un mois, après une blessure à l’épaule et un arrêt de trois semaines dans sa préparation finale. De ce repos forcé, elle a tiré une certaine fraîcheur qui lui a permis «d’avoir du peps» et aurait même pu l’aider à viser l’or sans un quart de finale perdu de justesse. Pour cela, ses coachs sont formels. Le rendez-vous est déjà fixé dans quatre ans à Rio.

Romain Scotto, à Londres
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