UMP: Les prétendants à la présidence du parti partent à la recherche de signatures

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Publié le 29 juillet 2012.

POLITIQUE - Pas de trêve estivale pour les candidats qui doivent glaner quelque 8.000 parrainages...

La campagne pour la présidence de l'UMP ne connaît pas de répit malgré la trêve estivale que les prétendants s'efforcent de mettre à profit pour recueillir les quelque 8.000 parrainages nécessaires à «ces primaires avant l'heure» à droite. Si la collecte est chose aisée pour les favoris déclarés ou non du congrès de novembre - François Fillon et Jean-François Copé -, elle s'avère délicate pour les «outsiders» tels Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire. «Ça va être très difficile pour eux. C'est lourd, les parrainages, il faut aller les chercher», souligne-t-on à la direction de l'UMP.

Christian Estrosi n’exclut pas d’être candidat

Pour pouvoir briguer les suffrages des militants le 18 novembre prochain, les candidats devront avoir obtenu les signatures d'au moins 7.924 adhérents du parti à jour de cotisation au 30 juin dans dix fédérations au minimum. Ils ont jusqu'au 18 septembre pour s'assurer ce sésame. L'équipe de François Fillon, que les sondages donnent gagnant, affirme avoir d'ores et déjà dépassé les 5.000 parrainages et les soutiens de Jean-François Copé, qui devrait se déclarer le 26 août lors d'une réunion de son club «Génération France» dans les Bouches-du-Rhône, n'ont aucune inquiétude sur l'issue de la collecte.

Le secrétaire général de l'UMP, qui tient les rênes du parti depuis novembre 2010, est attendu mercredi au Cannet, ville de la députée-maire Michèle Tabarot, l'une de ses fidèles. La fédération UMP des Alpes-Maritimes, l'une des plus importantes (12.500 adhérents en 2011), est au coeur de la pré-campagne interne. Dirigée par le député-maire de Nice Christian Estrosi et Michèle Tabarot, elle semblait acquise à Jean-François Copé, mais le député Eric Ciotti, par ailleurs président du conseil général des Alpes-Maritimes, a modifié la donne en ralliant François Fillon.

Christian Estrosi s'est en outre lancé dans la quête de parrainages. Dans une interview publiée le 24 juillet dans Nice-Matin, le député-maire de Nice explique qu'il n'exclut pas d'être candidat s'il a le sentiment que ses «idées ne sont pas défendues». Il devrait prendre position après la première rencontre nationale à Nice, les 23 et 24 août prochains, de l'association des Amis de Nicolas Sarkozy, où François Fillon et Jean-François Copé sont annoncés. L'ancien chef de l'Etat, qui reste en retrait dans cette bataille interne, a rencontré tous les concurrents en lice.

«Ca marche bien» pour NKM

Christian Estrosi est «un homme pour lequel j'ai du respect», souligne François Fillon dans Nice-Matin. «Notre but est de rassembler le plus largement possible», explique Eric Ciotti, le directeur de campagne du député de Paris. «Nathalie Kosciusko-Morizet est une voix qui compte. Quant à Xavier Bertrand, j'imagine mal qu'il fasse un choix différent» - que celui de l'ancien Premier ministre - quand bien même il se serait «défillonisé», glisse-t-il. L'ancien ministre du Travail de François Fillon, qui n'aurait guère apprécié le manque de soutien de ce dernier lors de l'élection à la présidence du groupe UMP à l'Assemblée, a décidé d'aller à la rencontre des militants avant de prendre une décision à la fin du mois d'août.

Le jeune député UMP du Nord Gérald Darmanin a annoncé vendredi la création de «comités régionaux» pour récolter des parrainages en faveur de Xavier Bertrand, «le seul à représenter une candidature issue du peuple militant». L'ancien ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, qui dit enregistrer environ 150 parrainages par jour, se réjouit d'une «vraie adhésion» sur le terrain à son projet politique, qu'il détaillera début septembre dans la revue Le Débat. «En fonction de ce que donnera cette collecte des parrainages, je donnerai une réponse définitive fin août», dit-il.
Nathalie Kosciusko-Morizet assure aussi que «ça marche bien», mais elle a critiqué vendredi sur i-télé une procédure «vieillotte» et dissuasive. «Il faut avoir un ordinateur pour télécharger le bulletin (de parrainage), avoir une imprimante pour l'imprimer, avoir son numéro d'adhérent avec soi sur son lieu de vacances», «avoir une photocopieuse pour photocopier votre carte d'identité». «C'est un peu compliqué».

Avec Reuters
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