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Publié le 28 juillet 2012.

JO /HANDBALL - Le sélectionneur de l'équipe de France est plus interventionniste depuis l'échec du dernier Euro, en janvier...

De notre envoyé spécial à Londres,

En bon défenseur du laisser-faire et de la responsabilité de groupe, Claude Onesta a dû se faire violence en début d’année. Après la déroute de ses Experts, relégués à la 11e place de l’Euro, le sélectionneur a bien été contraint de taper du poing sur la table. Ou du moins de reprendre le contrôle de ses ouailles: «Mon rôle, c’est de ramener chacun devant la part d’engagement qui le concerne», rappelle le Toulousain à la veille d’un match contre la Grande-Bretagne pour lancer le tournoi olympique des Bleus.

En six mois, tout n’a pas changé dans un groupe où chacun s’est expliqué. «On a repris un peu l’ensemble, on a rééquilibré», poursuit Onesta, qui se veut plus gestionnaire désormais. «Mon rôle a été de rétablir, non pas l’autorité, mais le lien qui réunit les uns et les autres. C’est de ça qu’on a manqué. On s’est fait confiance parce que c’était confortable. Et quand ça n’allait pas, on finissait par se dire, «ça ira mieux demain (…) Se respecter, se responsabiliser, peut amener à un manque de prise de décision. On a découvert les limites de la démocratie.»

«Il a mis les points sur les i»

Désormais, les échanges entre cadres ne s’éternisent plus dans le vestiaire. Onesta écoute toujours ses hommes, mais abrège plus rapidement les débats, comme l’a observé le capitaine Jérôme Fernandez lors des séances vidéo. «On en a besoin parce qu’on n’a pas tous la même philosophie de jeu et à un moment donné, il faut qu’il dise: «On fait comme ça.» Jusqu’à maintenant, on surfait sur ce qu’on avait fait à Pékin. On gagnait grâce à nos acquis.» Sans vraiment entrer dans les détails techniques, Samuel Honrubia savoure lui aussi ce redressement opéré par la hiérarchie: «Dans notre façon de jouer par exemple, sur tel ou tel enclenchement, il a mis les points sur les i.»

Pour relancer la machine à gagner, le staff s’est aussi appuyé sur des choses concrètes: du travail et de la sueur pendant un mois et demi, le temps d’une préparation physique idéale pour une échéance olympique. Cela avait déjà été le cas en 2008, année de la «prépa» la plus éprouvante qu’ait connue Cédric Sorhaindo, écarté à l’époque à la dernière minute. Quatre ans plus tard, les bienfaits des stages «à la dure» se feraient sentir sur la vie de groupe: «Il y a des trucs qui ne s’expliquent pas. Sur une séance de muscu, même si c’est dur, personne ne triche. Tout le monde est là à booster les autres. Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vécu cela.» Mais pour retrouver les sommets, il faut parfois savoir repartir de zéro.

Romain Scotto, à Londres
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