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Publié le 27 juillet 2012.

JO - Village, sorties, rencontre. Les tentations sont nombreuses à Londres...

De notre envoyé spécial à Londres

Une fête des voisins sans préavis au village olympique, des rencontres inattendues, ou quelques lieux mythiques de la capitale anglaise à visiter. Les tentations sont nombreuses à Londres pour les athlètes, dont une partie n’est pas là uniquement pour performer. En équipe de France, les coachs et DTN sont donc particulièrement vigilants à ce que leurs protégés ne s’éparpillent pas. Pour cela, tout est prévu selon Patrice Menon, le directeur du haut niveau de l’escrime: «Quand un athlète a terminé sa compétition, il rejoint un village annexe, à 15 minutes du village olympique», où résident une partie du staff et les invités des délégations. Chez les escrimeurs, pas de charte de bonne conduite, ni de système d’amende. «Je ne dis pas que de temps en temps il n’y a pas d’écart. Mais si ça arrive, on règle ça en famille et généralement ça se passe bien. On les accompagne, mais on n’est ni leur père, ni leur gourou», enchaîne Menon.

Le discours n’est pas vraiment le même du côté de la gym féminine où Daniel Goury, le DTN, est obligé de surveiller un peu plus ses athlètes. «On le fait parce qu’elles sont mineures. Les parents nous les confient. Il y a une responsabilité de bon père de famille, tout simplement.» Dans un groupe où certaines gymnastes ont à peine 15 ans, le rôle du référent s’apparente presque à celui d’un moniteur de colo. «On les surveille mais il faut vivre les Jeux. Les jeunes filles les font rarement deux fois. Donc on ne les prive pas de ce plaisir-là. Il faut vivre la communauté, les animations particulières. Quand on est à côté de Lacourt ou Tsonga, je leur dis: “allez le voir”.» Pour les garçons en revanche, le directeur des équipes de France a déjà prévu un briefing d’avant-compétition. «Il y a un ou deux gymnastes à qui je dois rappeler quelques références…»

Le rituel de la verveine des handballeurs

Concernant les athlètes du canoë-kayak, Philippe Graille a pris les devants pour éviter un quelconque égarement. Le DTN a pris soin d’emmener tout son groupe à Londres avant les JO. «Découvrir la ville, on l’a fait avant l'été pour ne pas être tenté pendant les Jeux. Il ne faut pas qu’en partant d’ici, certains se disent, je n’ai pas fait ceci ou cela. On a fait des repas dans Londres, des journées de rupture où tout le monde a profité.» Du coup, aucune mise en garde n’est prévue avant les compétitions. Le staff concède juste une certaine «bienveillance» afin que les plus jeunes ne deviennent pas «spectateurs des Jeux».

Les handballeurs champions olympiques sont a priori à l’abri de ce type de risque. Comme toujours, ils misent sur la responsabilisation de chacun pendant l’événement. «Ils sont libres mais respectent le code de l’excellence. On est les meilleurs du monde, on a des droits et des devoirs. Dès qu’il y en a un qui se laisse aller, immédiatement les autres le regardent», témoigne le DTN Philippe Bana, ravi du sérieux des joueurs depuis leur arrivée à Londres. Ils auraient même mis en place le «rituel de la verveine». Le soir, dans une chambre du village, tous se réunissent autour d’une tisane pour jouer aux cartes jusqu’à 23h30. Au fil des victoires et des troisièmes mi-temps, la verveine pourrait prendre un goût un peu plus alcoolisé.

Romain Scotto, à Londres
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