Leur réputation est morte en janvier dernier, au tournant d’un Euro désastreux conclut à la 11e place. Six mois plus tard, les Bleus tentent de se souvenir que les champions olympiques, ce sont toujours eux. Didier Dinart, voûte défensive de Claude Onesta, évoque le nouveau statut d’une équipe qui ne fait plus peur à ses rivaux, avant le début de la compétition, dimanche, contre la Grande-Bretagne.
On pense davantage à ce qui est récent, c'est-à-dire à cette contre-performance notoire en Serbie. On pense plus à cette faillite collective qu’à notre titre olympique d’il y a quatre ans.
Bien sûr. On a essayé de reprendre les rênes, mais on n’a jamais su le faire. Ce n’est pas la volonté qui manquait, mais je pense qu’on s’est laissés emporter. Le plus important, c’est que sur notre préparation, on a eu cinq semaines pour faire le nécessaire. Pour améliorer le secteur défensif qui n’a pas du tout fonctionné en Serbie par exemple. Pour proposer une gamme plus importante, pour mettre en échec les adversaires.
C’est digéré et analysé. Mais entre ça et la réalité du terrain, on va voir... C’est vous qui allez raconter l’histoire et nous on sera les acteurs. Je sais qu’on a mis toutes les chances de notre côté. Il n’y a pas de raison que ça se passe mal. Il faut faire ce qu’on sait faire, et le sport parlera de lui-même.
Si après une contre-performance comme la Serbie, on arrive et on dit qu’on est confiants et qu’on va écraser tout le monde, c’est pas vrai. On est favoris, certes. Mais le champion d’Europe en titre ce n’est pas nous. On est aussi capables du pire. On se reconstruit comme un animal blessé. On a pansé les blessures, et si elles ont bien cicatrisé, ça veut dire qu’on repartira d’ici avec une médaille.
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Bien sûr, les JO c’est tous les quatre ans, donc tu ne peux pas te permettre de dire que ça ira mieux demain. Demain, si ça se trouve, tu n’y es pas: en quatre ans, il peut se passer énormément de choses. Là, en un an, il y a un Euro, des Jeux et un Mondial. Autant ne pas rater la meilleure des compétitions. Rater un Euro c’est pardonnable, mais rater des JO, non.
On a laissé s’ouvrir une brèche. On a montré les limites de notre jeu. Maintenant, on a aussi pas mal travaillé. A l’époque, les adversaires nous respectaient un peu plus, certes. Maintenant c’est à nous de faire en sorte qu’ils nous respectent une nouvelle fois.