Ces livres qu'on ne pourra plus lire en l'an 3000

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Publié le 20 juillet 2012.

LITTERATURE – Si les livres en version papier ont d'ici là disparu...

Nous sommes en l’an 3000. Les livres en version papier ont été éradiqués de la surface de la terre. Pas de pompiers pyromanes dans les rangs des coupables, seulement les e-books, qui ont bel et bien fini par s’imposer. Au programme de lecture de nos descendants, certaines œuvres manquent à l’appel. Et pour cause: leurs auteurs ont résisté à la numérisation de leur œuvre, il y a bien longtemps…  Un scénario inspiré par les récentes déclarations de certains écrivains entrés en rébellion…  

Milan Kundera

L’auteur de La Valse aux Adieux s’oppose farouchement à la numérisation de ses œuvres, en prenant le soin d’ajouter à tous ses contrats de publication «une clause stipulant que [s]es romans ne peuvent être publiés que sous la forme traditionnelle du livre. Pour qu'on les lise uniquement sur papier, non sur un écran» a-t-il expliqué en juin dernier aux mécènes de la BnF au moment de recevoir un prix pour l’ensemble de son œuvre. «Il me semble que le temps, qui impitoyablement, poursuit sa marche, commence à mettre les livres en danger» a-t-il poursuivi, comme l’a rapporté son ami Alain Finkielkraut en lisant son discours le 14 juillet au micro de France Culture. Malgré les efforts de l’écrivain, il n’est pourtant pas difficile de trouver rapidement sur Internet des versions numériques de ses ouvrages…

Daniel Pennac

Au bonheur des ogres et la Fée Carabine traverseront-ils les siècles? Daniel Pennac a rejoint les rangs de Kundera, et fait toujours de la résistance, a indiqué Antoine Gallimard à Actualitté en juin lors de la présentation d'un accord-cadre entre Google Livres et le Syndicat national de l'édition. «Il existe un couple auteur-éditeur, dans lequel l'auteur dit à l'éditeur: "Moi, je ne veux pas être numérisé", et moi, j'ai des auteurs qui me le disent, je ne les numérise pas (…) Et chaque fois qu'il y a une demande de numérisation, je dis non. Pennac, c'est le cas. Donc, dans ces conditions, c'est à l'auteur de dire à son éditeur qu'il ne souhaite pas être numérisé.» avait-il expliqué.

Frédéric Beigbeder

Beigbeder y va plus franchement. En septembre 2011 au micro d’Europe 1, il assurait qu’il mettrait «sa main dans la  gueule» aux internautes qui pirateront son dernier roman Premier bilan avant l’apocalypse. «Voilà ce qui va se passer, les gars: non seulement la disparition de cet objet qui avait six siècles et qui nous a donné le roman moderne, mais aussi la fermeture des librairies, des maisons d’édition, des suppléments littéraires dans les journaux et peut-être la fin de la critique littéraire…». «Tout le monde me sort un couplet progressiste et scientiste, comme quoi les écrans c'est merveilleux. Non, les écrans ce n'est pas merveilleux. C'est effrayant et on l'a vu déjà pour l'industrie du disque: il n'y a plus de disquaire!» avait-il poursuivi.

Annabelle Laurent
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