Conférence sociale: L'UMP critique le gouvernement qui «cherche à gagner du temps»

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Publié le 11 juillet 2012.

POLITIQUE - La droite préfère une hausse de la TVA plutôt que de la CSG...

L'opposition de droite a critiqué ce mercredi en France le choix du nouvel exécutif de gauche de discuter avec syndicats et patronat durant environ un an des réformes et des hausses d'impôt, ainsi que l'issue probable d'une hausse de la CSG (Cotisation sociale généralisée).

A l'issue d'une «conférence sociale», le Premier ministre PS Jean-Marc Ayrault n'a pas exclu mardi une hausse de cet impôt prélevé en pourcentage sur tous les revenus. Une hausse de 1% peut rapporter onze milliards d'euros par an. La Cour des comptes estime qu'il faut trouver 33 milliards en 2013. La décision est cependant renvoyée à l'année prochaine, après une concertation. Sur RTL, l'ancien Premier ministre UMP François Fillon a estimé que le gouvernement n'avait pas de stratégie. «Il cherche surtout à gagner du temps», a-t-il dit.

« C'est très simple, il faut baisser le coût du travail»

«Je pensais qu'après cinq ans, (...) il n'y avait pas besoin de mettre en place des commissions», a-t-il déclaré. Il a notamment souligné que la commission sur l'évolution du Smic annoncée mardi existait déjà mais venait d'être dissoute et a remarqué qu'on y avait ajouté une autre, inutile aussi à ses yeux, sur la compétitivité. «Il n'y a pas besoin d'une commission pour réfléchir à la compétitivité française, c'est très simple, il faut baisser le coût du travail», a estimé François Fillon.

La droite dit par ailleurs préférer une hausse de la TVA, impôt à la consommation, plutôt que de la CSG. Le nouvel exécutif de gauche a annulé un projet de la précédente majorité de faire passer le taux supérieur de TVA de 19,6% à 21,2%. Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a estimé sur Europe 1 que la «concertation venait dissimuler l'absence de courage politique».

Il pense qu'une hausse de la TVA est préférable car elle permet de taxer les importations et dit se demander qui va finalement décider. «Si on fait une concertation pendant un an, le Parlement, qui représente par définition la souveraineté nationale, ne sera donc pas en situation de débattre de tout cela. On va amener aux députés un projet tout ficelé (...) Je suis inquiet de cette méthode», a-t-il indiqué.


Copé : "ne pas repousser les décisions difficiles"

Avec Reuters
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