Sommet européen: Pas de fédéralisme, mais une «intégration solidaire»

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Publié le 29 juin 2012.

CRISE - A Bruxelles, François Hollande s’est dit prêt à partager une partie de la souveraineté nationale à condition d’obtenir des avancées en termes de solidarité…

De notre envoyée spéciale à Bruxelles

Après la croissance, l’intégration. Ce sujet a été au cœur des discussions du dîner européen de jeudi. Vous vous demandez ce que signifie ce mot «intégration» ? Disons qu’il s’agit d’une forme de fédéralisme. Mais attention: pour le président français, pas question d’aller vers plus d’intégration sans davantage de solidarité. Ce qui donne naissance au concept «d’intégration solidaire», le nouveau combat de François Hollande.

Tout a commencé avec le document de travail remis lundi par Herman Van Rompuy, président du Conseil, aux différents partenaires européens. L’objectif de ce texte: Inviter l’Europe à réfléchir aux moyens de renforcer son union économique et monétaire.

Divergence de calendrier

«Pour que l’Europe et surtout la zone euro sortent des difficultés, il faut une triple action : la croissance, la stabilité et une vision à moyen-long terme», explique François Hollande. Pour le président, l’intégration, c’est-à-dire l’abandon partiel de la souveraineté nationale, doit s’accompagner à chaque étape de mesures en faveur de la solidarité.

Par exemple, si le projet d’union bancaire prévoit de placer les banques françaises sous la surveillance d’une autorité européenne, il doit également assurer que les dépôts bancaires des citoyens seront garantis au niveau européen. De même, si la Commission européenne doit avoir demain davantage de contrôle sur les budgets des états, il faut en contrepartie qu’une partie de la dette soit mutualisée.

«Voyons ce que nous pouvons faire avec les traités existants, ce que les 17 peuvent engager et ce que les 27 peuvent accepter », insiste François Hollande… qui est tout de même resté très flou sur le «two-pack», ce texte qui permettrait à la Commission européenne d’intervenir, dès les débats parlementaires, dans l’élaboration des budgets nationaux.

Le président a affirmé qu’il s’était contenté de demander quand serait appliqué ce nouveau texte, et que ce ne serait pas avant 2014. Un porte-parole de la Commission européenne avait pourtant expliqué en début de semaine que ce «two-pack», s’il était adopté début juillet, permettrait à la Commission d’intervenir… dès le mois d’octobre 2012. Soit au moment même où la France se penchera sur son budget 2013.

Céline Boff
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