Présidence de l'UMP: Les soutiens de Fillon veulent prendre de vitesse le «camp» Copé

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Publié le 28 juin 2012.

POLITIQUE - Les deux hommes visent la présidence de l'UMP...

François Fillon garde le silence depuis l'entre-deux-tours des élections législatives mais ses soutiens, «historiques» ou de circonstance, ont d'ores et déjà entamé un travail de sape contre son rival Jean-François Copé pour la présidence de l'UMP. Roselyne Bachelot et son droit d'«inventaire», Nathalie Kosciusko-Morizet et sa demande de clarification sur «la ligne Copé», Valérie Pécresse, pourtant amie du député-maire de Meaux, prête à un ticket avec l'ancien Premier ministre, «le meilleur pour nous faire gagner en 2017», et désormais Laurent Wauquiez, qui demande au secrétaire général de l'UMP de se retirer de la course : «On fillonise sans Fillon», résume un proche.

«Dans la période dure qui nous attend, on ne peut pas se permettre le luxe d'affrontements stériles. Je suis convaincu que Jean-François Copé aura à coeur de mettre l'intérêt supérieur de notre famille politique avant tout», dit Laurent Wauquiez dans une interview parue jeudi dans Le Figaro. L'ancien ministre de l'Enseignement supérieur, chef de file de la «Droite sociale» au sein de l'UMP, n'est pas foncièrement un «filloniste» mais ses désaccords avec l'actuel secrétaire général de l'UMP Copé sont notoires.

Popularité des deux hommes

«Il y a une dynamique de rassemblement qui est en train de se construire autour de François Fillon», a assuré le député de Haute-Loire jeudi sur Europe 1. Selon Le Point, une vague de ralliements est attendue sous peu, au nombre desquels l'ancien président du Sénat Gérard Larcher. Les partisans de François Fillon mettent en avant sa «crédibilité» d'homme d'Etat après ses cinq années à Matignon, son socle de popularité et sa capacité à fédérer les diverses sensibilités de l'UMP, là où ils critiquent un Jean-François Copé «clivant». Certains usent même du terme de «clanisme».

Jean-François Copé, qui invite à la sérénité des esprits - une manière de relever la «fébrilité» supposée de l'adversaire -, rappelle l'enjeu non sans perfidie : «C'est une élection, pas une nomination». Une pique à l'endroit de François Fillon, «l'héritier», qui a tissé moins de réseaux que son rival. Le «camp» Fillon joue l'opinion, le «camp» Copé, qui tient les rênes du parti depuis novembre 2010, met en avant le soutien des militants, qui seront les maîtres du scrutin de novembre.

Aux termes des statuts de l'UMP, les adhérents à jour de cotisation - 250.000 selon l'UMP - sont appelés à voter lors d'un scrutin majoritaire à deux tours pour leur candidat. Le vainqueur de l'élection sera proclamé lors du congrès prévu fin novembre.

Avec Reuters
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