Le rap est une musique hybride. On a toujours puisé dans la soul, le jazz, le funk… Moi, j'y associe le slam ou l'électro. J'ai toujours abordé la musique comme ça. Je continue. Mouloud Achour m'a présenté Kavinsky. On s'est bien entendus, puis on s'est enfermés en studio. Mes collaborations sont avant tout fondées sur des rapports humains.
Oui, j'écoute vraiment tout. Ça m'éveille l'oreille. Même les gros classiques français. Un petit coup de Chante France de temps en temps ne fait de mal à personne.
Je suis addict, oui. J'ai mon studio, Frénézik, dans le 9-4. C'est un lieu de travail, mais aussi de passage. Je reçois des amis, je peux rester trois jours dedans, me réveiller en pleine nuit, avoir une idée, enregistrer un petit truc… Je vis, mange et dors musique.
Le travail. C'est ce que j'explique aux jeunes générations. Il n'y a pas que le buzz et Internet. L'écriture, c'est une gymnastique. Plus t'écris, meilleur t'es.
Ce n'est pas une obligation, mais c'est l'essence du rap. Il vient des ghettos new-yorkais, c'est un mouvement contestataire, un cri de la rue. S'il n'est pas révolté, il perd de son âme.
Il est social. Aujourd'hui, en France, il y a des sujets sensibles: l'économie, le chômage… Cela touche de plein fouet les gens autour de moi.
Excellente idée! C'est flatteur, en tout cas. Avec Booba, on se retrouve sur plein de points. On est de la même génération, on a explosé au même moment. Tout ça crée des liens. On travaille un peu de la même façon. Je vais y songer!