Roland-Garros 2013: Simon-Federer (1-6, 6-4, 6-2, 2-6, 3-6) à revivre en live comme-à-la-maison

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Publié le 22 août 2012.

Pas facile de s'épanouir dans un pays constamment sur le pied de guerre. L'Israélien Asaf Hanuka ne le sait que trop, lui qui raconte, dans K.O. à Tel-Aviv*, la difficulté d'être à la fois un artiste, un époux, un bon père et un honnête citoyen au coeur de « la ville qui ne dort jamais ». La capitale diplomatique et économique de l'Etat israélien est en effet encore surnommée « la bulle », pour sa jeunesse, sa vie bohême et nocturne, sa tolérance, au coeur d'un pays toujours en conflit.

Compilant de courts récits, prépubliés chaque semaine dans un journal israélien et sur le blog de l'auteur, le livre s'articule autour de la constante inquiétude qui étreint Hanuka: comment expliquer à son jeune fils les images de mort à la télévision ? Comment concilier son addiction aux réseaux sociaux et une vie sentimentale vacillante ? Comment rester un bon juif à Tel-Aviv, la ville de tous les excès (en opposition à Jérusalem la pieuse) ?

Formé à l'école Emile-Cohl de Lyon, Asaf Hanuka, dont le trait évoque parfois le français Moebius, manie humour et fantasmagorie pour conjurer ses angoisses existentielles. Mais si on rit souvent de ses errements parfois immatures, on partage aussi son questionnement sur l'état du monde qui nous entoure.
A ce titre, K.O.à Tel-Aviv revêt, outre un réel intérêt artistique, une indéniable valeur documentaire.

* K.O à Tel-Aviv - 190 pages - éditions Steinkis - 14.95 euros

Olivier Mimran
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