Salarié de France Telecom suicidé à Mérignac : la plainte de la famille jointe à celle de Paris

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Publié le 24 juin 2012.

BORDEAUX - La plainte déposée par la famille d'un salarié de France Télécom qui s'est immolé par le feu en avril 2011 sur son lieu de travail à Mérignac (Gironde) a été rejetée, et la procédure a été jointe à une autre à Paris, a indiqué dimanche la famille qui appelle à manifester lundi contre cette décision.

La famille de Rémy Louvradoux avait porté plainte pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d'autrui en décembre, mais la juge d'instruction bordelaise a joint cette plainte à celle pour harcèlement moral, déjà instruite depuis 2010 à Paris, a-t-on appris de même source.

L'appel interjeté par la famille a été jugé irrecevable, a-t-on ajouté.

Dans un communiqué reçu à l'AFP, les Louvradoux indiquent que cette décision "est un coup dur", et ils craignent que leur plainte ne "se noie dans la masse d'une procédure qui ne poursuit pas les buts qui sont les nôtres".

"Nous ne comprenons ni n'acceptons cette décision, hâtive et néfaste", ajoutent-ils. Ils ont prévu d'organiser une manifestation lundi à 11H30 devant le tribunal de grande instance de Bordeaux.

Une instruction avait été ouverte en avril 2010 à Paris à la suite d'un rapport de l'inspection du Travail mettant en cause la politique de gestion du personnel de France Télécom et d'une plainte de SUD-PTT en 2009, après une vague de suicides dans l'entreprise. La CFDT, la CFE-CGC/Unsa, la CFTC , la CGT, et FO s'étaient ensuite constituées partie civile.

La famille Louvradoux a porté plainte pour sa part contre France Télécom pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d'autrui.

Rémy Louvradoux, qui avait 56 ans, était chargé des conditions de travail, de l'hygiène et de la sécurité, et représentant du personnel pour la CFDT.

Selon sa famille, il était resté au même grade pendant 18 ans après être devenu cadre en 1993, il avait été amené parfois à faire "un travail en dessous de ses compétences", et ses suggestions à l'employeur "n'étaient pas suivies d'effet".

Sa veuve, découvrant après le suicide des écrits alarmants de son mari à son employeur, a indiqué qu'elle "voulait comprendre comment des gens qui ont reçu des courriers comme ça n'ont pas réagi".

© 2012 AFP
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