Octuple infanticide: Dominique Cottrez maintenue en détention

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Publié le 22 juin 2012.

LILLE - La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Douai (Nord) a décidé de maintenir en détention Dominique Cottrez, une aide-soignante soupçonnée d'avoir tué huit de ses nouveau-nés à Villers-au-Tertre et détenue depuis juillet 2010, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

La chambre a refusé la demande de remise en liberté, a indiqué le parquet de Douai.

"Elle est maintenue en détention, c'est une énorme déception pour nous", a déclaré l'un des avocats de Mme Cottrez, Me Marie-Hélène Carlier.

Cette demande de remise en liberté de Dominique Cottrez, actuellement détenue à la maison d'arrêt de Sequedin, a été examinée par la chambre de l'instruction après une enquête de faisabilité sur la possibilité de surveillance électronique.

"C'est une décision peu courageuse, scandaleuse de la chambre d'instruction", a réagi Frank Berton, autre avocat de Mme Cottrez, qui s'est déclaré "très en colère".

"C'est surtout une décision politique et médiatique qui n'a rien de juridique", a-t-il poursuivi, soulignant que le parquet général avait soutenu la demande de remise en liberté. "La chambre d'instruction a peur de ce que l'opinion publique dirait et de ce que les médias pourraient écrire".

Dominique Cottrez avait été mise en examen et écrouée fin juillet 2010 pour huit "homicides volontaires sur mineurs de moins de 15 ans". Il s'agit à ce jour de la plus importante affaire d'infanticide connue en France.

En octobre dernier, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Douai (Nord) avait jugé que les huit infanticides découverts en juillet 2010 à Villers-au-Tertre, pour lesquels Dominique Cottrez est mise en examen, n'étaient pas prescrits, contrairement à ce que soutiennent ses avocats.

Selon Frank Berton, la chambre d'instruction "s'est abritée sous un argument pour le moins curieux" en regrettant que les solutions d'hébergement pour Mme Cottrez à sa sortie de prison n'étaient que provisoires. L'avocat a expliqué qu'ils avaient pourtant trouvé une personne pour l'héberger, puis un appartement.

Au-delà de la déception, Me Marie-Hélène Carlier s'est voulu combative.

"On a quand même ouvert la brèche, on a bien l'intention de continuer à se battre", a déclaré Me Carlier, ajoutant considérer une nouvelle demande de remise en liberté "avec un rapport de faisabilité un peu plus important".

"On va représenter une nouvelle demande et on ira jusqu'au bout, à la fois sur la prescription des faits" et sur la remise en liberté, a déclaré de son côté Me Berton, en précisant que la nouvelle demande de remise en liberté pourrait être faite dès la semaine prochaine.

© 2012 AFP
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