ils mettent du son, et du leur

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Publié le 21 juin 2012.

groupes Dans le milieu amateur, la soirée est appréhendée avec une bonne dose d'excitation

Pas fastoche, la vie de musicien. Encore moins quand on est amateur, avec un boulot, une famille, ou des études à côté. Entre les concerts, parfois galère à trouver, les emplois du temps, avec lesquels il faut jongler, et les projets d'album, le monde des passionnés du son n'est pas de tout repos.
Dans la catégorie « groupe expérimenté », The Flying Sextoys voit sa soirée du 21 se profiler en douceur. Un petit bar des environs d'Hendaye, qui connaît bien le trio sudiste pour l'avoir déjà reçu, a repris contact il y a un mois. Tout est calé. « Seule opportunité de l'année de rencontrer un public qui ne viendrait pas forcément les voir en d'autres circonstances », la Fête de la musique reste un concert comme un autre aux yeux du trio biarrot.
Les sextoys volants ne font pas de discrimination, explique le guitariste Cédric Gruaz : « On a 2 h 30 de répertoire et des chansons très festives. Comme on est assez peu à occuper ce créneau, on doit bien faire une quarantaine de concerts dans l'été. » Les recettes filent directement dans l'achat de matériel, de goodies, et la production du premier album du groupe. Professeur de golf le jour, le musicien amateur trouve le temps après le dîner, les enfants couchés, de jouer dans son garage aménagé en salle insonorisée. Toute une organisation.

« Un gros coup de bol »
Si certains ne se mettent pas la pression, ce n'est pas le cas de Link [ed]. La scène de l'Orangeraie du Kremlin-Bicêtre accueillera la première prestation live du groupe, depuis le renfort de Yannick à la batterie. Deux jours plus tard, les Franciliens présenteront leur premier EP lors d'un concert privé. C'est dire l'importance de cette répétition en conditions réelles. Jouer devant des inconnus, au risque de déplaire, n'effraie pas Vincent, guitariste et chanteur du trio électro-rock : « C'est limite plus facile. Quand tu connais les gens, t'as peur de les décevoir. Mais j'aurai toujours le trac quoi qu'il arrive. » Au final, la plus grosse inquiétude des Link[ed] aura été de trouver une salle : « On s'y est pris au dernier moment. Heureusement, en face de notre local de répétition, des restaurants organisent des concerts. On a eu le nôtre à la tchatche, sur un gros coup de bol. »

Trois heures entre potes
Charles Vanhoutte ne jouera pas ce soir. Impossible, sans guitariste. Des choses qui arrivent, selon le chanteur des Burn Me Lady, qui relativise : « Tout le monde au sein du groupe a un emploi du temps chargé. En ce moment, la priorité reste de répéter pour peaufiner nos morceaux. » Rencontrés sur un site d'annonces en ligne, les membres du groupe se retrouvent les samedis après-midi dans un studio de Montreuil. Ces trois heures entre potes sont une sorte d'exutoire pour l'étudiant en marketing : « C'est indispensable. Comme le sport, ça permet de se défouler et de relâcher la pression en fin de semaine. »

Romain Gouloumès
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